Flash Info utane

 Burkina/ Gratuité des soins: Un agent de santé arrêté avec 4360 boîtes d'Artesun détournés. Jeux de la Francophonie: Le Burkina Faso termine 10ème   


Politiques sectorielles au Burkina : Adoption du projet de loi portant pilotage et gestion du développement

30/07/2018
00:00

Les députés de l’Assemblée nationale ont au cours d’une plénière adopté à l’unanimité le 27 juillet 2018 un projet de loi portant pilotage et gestion du développement. Ce projet vise à rendre les politiques sectorielles davantage cohérentes et stables, et moins vulnérables aux découpages institutionnels.

Réunis en séance plénière, les députés ont examiné le dossier n° 38 relatif au «projet de loi portant pilotage et gestion du développement». Ils sont au total 100 votants dont 18 procurations à unanimement voter la loi portant pilotage et gestion du développement. Selon le rapporteur de la Commission des finances du budget (COMFIB), le député François Zilma Bacyé, l’avant-projet a été élaboré au terme d’un processus itératif et participatif. Cette loi qui comporte 84 articles repartis en trois titres et sept chapitres a été inscrit par le PNDES dans ses reformes phares l’élaboration de la loi sur le pilotage et la rationalisation des politiques publiques, le renforcement des capacités nationales de planification et de gestion des politiques publiques. Pour la secrétaire d’Etat chargé de l’aménagement du territoire, Pauline Zouré, le gouvernement veut à travers cette loi, assurer une certaine cohérence au niveau de l’arrimage des politiques sectorielles, mais surtout la stabilité du système national de planification. Ce choix selon elle, est dû au fait qu’au rythme des régimes et des remaniements ministériels, les politiques sectorielles changent sans cesse. Et lorsque ça change ainsi, cela veut dire que quelque part, il y a un problème même de la vision qui est posé, que les choses ne sont pas menées au terme, et immédiatement il fautchanger. Toujours selon elle, il y a aussi des ressources, parce que pour élaborer unepolitique sectorielle, il faut engagerdes ressources publiques et il y a aussi l’appui des partenaires techniques et financiers. Foi de la Secrétaire d’Etat, cette loi est également importanteparce qu’elle vient confirmer la pertinence de l’existence des secteurs de planification. «Avant, nous avions des politiques sectorielles qui s’identifiaient à des politiques ministérielles. Donc si vous avez 36 postes ministériels, vous avez aussi 36 types de politique sectorielle. Mais maintenant à travers cette loi, on a cadré les secteurs de planification au nombre de 14, ça permet de rationaliser, ça permet aussi de pouvoir mener les actions à terme», dit-elle. Ainsi donc, dorénavant, les politiques sectorielles déclinent directement des orientations prospectives pour leur permettre de tenir leur placesur un certain temps(30 ans prévus). Pour ce qui est du transfert des compétences, Pauline Zouré a indiqué qu’il se fera à deux niveaux. Au premier, la loi qui a été votée vise non seulement le niveau national, le niveau déconcentré, mais aussi celui du sectoriel à travers les ministères. L’arrimage est faite de telle sorte que l’ensemble des plans locaux de développement qui serontélaborés aux niveaux des collectivités puissent être regardés par un comité appelé comité technique pluridisciplinaire qui en assure la qualité et qui veille à la cohérence entre les actions prévues au niveau déconcentré et les grandes orientations nationales qui sont prévus non seulement dans le PNDES, mais aussi dans les documents nationales d’orientations. Le second, ce sont les transferts de ressources. Ils sont effectuésjusqu’à la date, à travers les domaines de compétence. «Donc lorsqu’on transfert de l’argent à une ressource, à une commune en dehors des dotations globales de fonctionnement et d’autres types de taxes, c’est pour faire quelque chose d’autre. Cela va avoir plus de poids», conclut-elle. En rappel, l’avant-projet de loi a été examiné le 20 et le 24 juillet 2018 par la Commission des finances du budget (COMFIB) sous la présidence du député Bissiri Sirima.

Aïcha TRAORE



49
Partager sur Facebook

B Commentaires - Soyez le premier à commenter -

Recherche

Derniers articles

Monsieur le Président, prenez vos responsabilités !

Même si le Burkina Faso n'est pas en crise, la tenue d'une session extraordinaire du Conseil supérieur de la défense nationale n'est pas moins la preuv...

11/09/2018

Fermez vite ces établissements et ne négociez rien !!

649 établissements clandestins, du préscolaire au post-primaire découverts par le ministère de l'Education nationale et de l'Alphabétisation sur toute ...

10/09/2018

Que font les partis politiques à deux ans de la présidentielle à Dédougou ?

Dans la cité de Bankuy, l'activité politique est presque' à l'arrêt. Les Dédoulais, jadis habitués aux tintamarres des partis et autres regroupements p...

07/09/2018

Portrait

Conseil des ministres

Vidéos





07:46:41