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Tribunal de grande instance de Diébougou : Affaire Félix Da

30/07/2018
00:00

12 mois d'emprisonnement et une amande de un million de francs cfa, le tout assorti de «sursis à exécution»; c'est la peine infligé à Sié Felix Da, ce conseiller d'éducation en service au lycée départemental de Dolo dans la province de la Bougouriba pour fait d'outrage à agent de la force publique dans l'exercice de ses fonction. C'était au cours d'une audience tenue le mercredi 25 juillet 2018 au tribunal de grande instance de Diébougou.

 

L’affaire Sié Félix Da était le jugement le plus attendu ce 25 juillet 2018. Ce conseiller d’éducation est accusé «d’outrage à agent de force publique dans l’exercice de ses foncions». Selon le plaignant, l’assistant de police adjoint Soumaïla ZONGO dans le procès verbal du 06 juillet 2018 déclare: «j’ai été désigné pour assurer la garde au lycée provincial de Diébougou dans le cadre de la sécurisation de l’examen du baccalauréat. Aux environs de 22 heures 50 mn, dans ma ronde, j’ai vu la lumière d’une motocyclette qui se dirigeait vers la cour de l’établissement. Arrivé à 100 mètres environs de l’établissement, l’intéressé a éteint sa motocyclette alors que j’observais attentivement. Comme il se faisait tard, j’ai éclairé ma torche dans sa direction. Ce dernier a fait de la lumière avec son portable et j’ai baissé la mienne en me dirigeant vers lui. Arrivé à son niveau, il était arrêté avec une dame. Je l’ai salué et je lui ai dit que je suis en train de faire la ronde. C’est ainsi qu’il m’a dit que j’ai projeté la lumière sur lui. Je lui ai répondu qu’il se faisait tard et que je ne les connais pas. Aussi, j’ai ajouté: «nous sommes ici dans le cadre de la sécurisation», mais il m’a dit d’ «aller me faire foutre». Il a ajouté qu’il y a de attaques qui se produisent et nous n’intervenons pas que ce n’est pas ici on va intervenir. Je lui ai dit que même s’il a bu, il ne doit pas parler ainsi. Il a répliqué que je suis un minable. Je suis reparti à la base informer mon chef de poste».

A la barre, Sié Félix dit avoir reconnu traité l’assistant adjoint de police de «minable et d’aller se faire foutre», tout ceci parce que ce dernier l’aurait traité de «soulard».

La dame témoin des faits, affirme: «le policier nous a demandé de quitter l’obscurité pour aller à la lumière; Mr Da a refusé et c’est ainsi qu’a débuté leur dispute. Da a insulté le policier».

A la question de savoir si Sié Félix savait que ses collègues mettaient la pression pour sa libération, sa réponse est sans ambages: «je ne cautionne pas que mes collègues s’organisent et mettent la pression sur la justice pour me libérer. La voix pacifique et le dialogue pourraient être utilisés». Pour la véracité des faits, il a présenté ses excuses à l’assistant de police adjoint Soumaïla ZONGO.

Pour le tribunal, les faits d’injures sont établis et punis par la loi. C’est pourquoi le procureur a requis qu’il plaise au tribunal de déclarer le prévenu coupable des faits à lui reprochés et en répression, le condamner en raison de sa qualité de «délinquant primaire». Pour sa part, le tribunal a déclaré Sié Félix Da coupable des faits d’outrage à un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions; en répression il l’a condamné à 12 mois d’emprisonnement et à une amende de un million de f cfa le tout assorti de sursis à exécution.

Boniface Bourehiman ZAGRE



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