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Vendeuses ambulantes : Une activité à risques

06/09/2018
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A Bobo-Dioulasso, il est d’usage de voir des vendeurs ou vendeuses ambulants faire du «porte-à-porte» pour vendre des articles. Que ce soit de façon temporaire ou pour une activité à plein temps, les raisons ne manquent pas à sa justification. Est-ce que ces personnes mesurent l’ampleur des risques qu’elles prennent? Pourrait-on se demander.

Ce que vous allez lire n’est pas un fait divers ou un conte. Mais plutôt, une scène à laquelle nous avons assisté. Une jeune fille âgée d’une quinzaine d’années, s’est invitée à une salle de réunions d’une entreprise de la place, à Bobo-Dioulasso. Ne mesurant pas les risques qu’elle courait, elle a franchi le seuil de la porte pour ensuite entrer dans les locaux de l’entreprise. Après avoir adressé des salutations aux occupants des lieux, elle leur a proposé d’acheter ce qu’elle proposait comme articles. Elles sont nombreuses ces jeunes filles, parfois même des personnes d’un certain âge, dans la ville de Sya, à faire ce type de porte-à-porte chaque jour pour avoir des revenus. Si d’aucuns qualifient cette activité de proximité comme tolérable, d’autres par contre la trouvent particulièrement risquée, voire osée. Puisque les vendeurs ou vendeuses peuvent s’exposer à des actes de vandalisme et à des tentatives d’agressions.

Quoi qu’il en soit, les réalités du milieu expliquent un tel comportement, car la concurrence déborde le domaine du commerce. Occasionnant ainsi une approche cliente différente de l’approche utilisée autrefois. Sur le marché, les clients ne partent plus vers les commerçants, ce sont plutôt les commerçants qui vont à la conquête de leurs clients dans l’espoir d’écouler leurs marchandises.

Comme l’indique, Laetitia Sanon, une vendeuse de bananes que nous avons rencontrée sur le terrain: «j’étale ma marchandise aux abords du goudron. Et la vente de bananes seule n’est pas ma spécialité. Ainsi, ce sont les fruits de saisons que je vends périodiquement. Mais la rareté des clients et la peur que mes fruits ne pourrissent m’obligentde temps à autre à proposer la marchandise des assiettes. Parfois, je veux entrer dans des concessions où je ne connais personne. Dans cet exercice, je suis souvent exposée à des quolibets et autres tentatives d’intimidation de la part de certains garçons dont certains essaient de «me faire la cour» voire quelques fois des violences sexuelles.

Rahinatou KOUDA & Ténin OUATTARA



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