Secrétariat général de la Francophonie : Deux « femmes dures » pour un même foyer

09/10/2018
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Le Secrétariat général de la Francophonie sera dirigé par une femme pour les quatre prochaines années. Entre la Canadienne Michaëlle Jean qui sollicite un second mandat et la Rwandaise Louise Mushikiwabo, laquelle les chefs d’Etat et de gouvernement du sommet d’Erevan devront-ils choisir au plus tard le 13 octobre?

 

Le dernier «round du combat de poules», pardon, de «coqs», qui oppose les deux prétendantes au Secrétariat général aura lieu ce 12 octobre 2018 au cours d’un huis-clos strict des membres de plein droit qui composent l’Organisation internationale de la Francophonie. Entre la Rwandaise et la Canadienne, les chefs d’Etat et de gouvernement devront choisir. Michaëlle Jean, la Secrétaire générale sortante, compte sur son bilan des quatre années passées aux commandes de l’Organisation des pays ayant en partage la langue française. Le bilan dont elle se glorifie, apparemment, ne mystifie pas sa concurrente. Michaëlle Jean non plus, ne doute pas de sa certitude. Aussi, malgré les pressions en tous genres, elle aurait tenu à maintenir sa candidature jusqu’à ce 12 octobre où, au cours du huis-clos, beaucoup de choses peuvent se passer.

Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères de son pays depuis 9 ans, est convaincue de son statut de favorite. Elle n’a pas parcouru les capitales africaines pour rien. Sur les 21 pays qui en mars 1970, ont porté sur les fonts baptismaux l’ancêtre de la Francophonie qu’était l’Agence de coopération technique et culturelle (ACCT), il y avait quinze pays africains. Notons, en plus que les pères fondateurs de la Francophonie institutionnelle se nomment Léopold Sédar Senghor, Habid Bourguiba et Amani Diori, y compris Norodom Sihanouk du Cambodge.

Aujourd’hui, l’Afrique y représente 29 pays sur les 54 qui composent la Francophonie. Avec autant de millions de populations qui parlent et/ou comprennent le français. C’est dire tout le poids de l’Afrique dans cette institution qui lui doit une grande partie de ce qu’elle est aujourd’hui. La Francophonie, pour ne pas le dire, «a besoin de l’Afrique». Si bien que la candidature de la Rwandaise devait passer «comme une lettre à la poste». Et ce, d’autant qu’elle a le soutien de l’Union africaine, dont les chefs d’Etat, pour une fois, parlent le même langage au sujet de cette candidature qui est la leur, c’est-à-dire «africaine». Du reste, la Rwandaise a le soutien de la France pour diverses raisons. Comme quoi, le grand «combat des poules», pardon de «coqs!», ne devrait pas avoir lieu. Mais, ne sait-on jamais?! Car, la Canadienne a le soutien de son pays et de bien d’autres qui ne sont pas des moindres.

Mountamou KANI

Erevan en Arménie



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