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Rencontre Etat/ Secteur privé: Des produits typiques burkinabè bientôt labélisés

28/11/2018
00:00

La 1ère rencontre nationale Etat/Secteur privé du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP) a refermé ses portes le mardi 27 novembre 2018, après 48 heures d’échanges.

Du 26 au 27 novembre 2018, les acteurs du secteur privé et de l’Etat se sont penchés sur la problématique centrale de la transformation industrielle et artisanale au Burkina Faso. Du rapport de synthèse présenté par Boubacra Traoré, le SG du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MICA), il ressort qu’en plus de l’exposé sur le thème central, deux autres communications ont servi de base aux échanges.

La communication introductive sur le thème «Secteur privé et défis de la transformation industrielle et artisanale» a été livrée par Alain Siri, Secrétaire permanent du Fonds national de développement économique et social. Il a d’abord rappelé le cadre théorique du secteur privé et de la transformation industrielle et artisanale. Ensuite, il a présenté les contraintes qui handicapent la contribution du secteur privé dans la transformation, les grandes articulations du gouvernement en matière de transformation industrielle et artisanale en mettant en perspective les attentes du secteur privé et celles qui sont attendues du secteur public. Il a dégagé des pistes de solution.

La communication sur «défis du secteur de l’artisanat face à l’ouverture des marchés et à la concurrence» a été animée par Abel Tiemtoré.

Il a présenté la place de l’artisanat dans l’économie nationale et analysé l’offre et la demande des produits artisanaux. Il a également exposé les contraintes et les opportunités du secteur. Il a proposé des solutions pour permettre au secteur de jouer efficacement son rôle dans le développement économique et social du pays.

Principales préoccupations des milieux d’affaires

Mahamadi Sanoh, 1ervice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a salué les actions entreprises par le gouvernement en matière de promotion des affaires au Burkina Faso. Il a ensuite fait le point des préoccupations en lien avec le thème central qui n’ont pas eu de solutions lors des rencontres sectorielles. Le Conseil national du patronat burkinabè, par la voix de son 1er Vice-président chargé du commerce, Al Assane Siénou,a souhaité qu’un accent particulier soit mis sur la protection du marché du bétail, souligné la nécessité d’un renforcement de la culture du dialogue social dans les entreprises et émis des inquiétudes sur des dispositions de l’avant-projet de loi portant Code du travail et sur les cotisations supplémentaires qui seront demandées aux employeurs dans le cadre de l’assurance maladie universelle.

Les participants recommandent entre autres, de:

Mettre en place un label national de produits artisanaux;

Prendre des mesures pour soutenir le secteur du tourisme en difficulté au regard du contexte sécuritaire;

Intensifier les contrôles dans les boulangeries afin de faire respecter le poids du pain;

Mieux organiser le commerce du gros, du demi-gros et de détail;

Mettre en place un mécanisme de lutte contre la fraude dans le secteur de l’huilerie;

Appuyer les «start-up» pour le développement d’emballages au profit des acteurs économiques;

Encourager le tutorat et coaching de jeunes entrepreneurs;

Catégoriser les marchés publics pour faciliter l’accès aux micro-entreprises et PME;

Poursuivre les actions de déconcentration;

Prendre en compte les acteurs de l’économie informelle dans les stratégies et politiques d’amélioration de l’accès aux financements de PME

Réponses du gouvernement

Le gouvernement, sans pouvoir donner des solutions immédiates et définitives à toutes les préoccupations du secteur privé en lien avec le thème «Secteur privé et défis de la transformation industrielle et artisanale, a tout de même apporté des réponses. Ainsi, il annonce que des réflexions sont en cours pour labéliser 4 produits (le beurre de karité de Nouna, les cuirs et peaux de Kaya, le chapeau de Saponé et le Faso dan fani). De même, des réflexions sont en cours pour la mise en place de produits financiers adaptés au financement de la recherche développement des services et produits capables d’aboutir à la création de start-up. La loi sur la concurrence a déjà été adoptée et les textes d’application sont en cours d’adoption. Des mécanismes de facilitation de l’accès aux financements sont également en cours de finalisation. La Banque agricole est déjà créée, le Fonds burkinabè de développement économique et social sera renforcé, etc.

Encadré

Sékou Haïdara, 1er Secrétaire du bureau national de la CCI-BF

«Avant c’était juste une rencontre gouvernement et secteur privé. Cette année, c’est une concertation entre le gouvernement et le secteur privé. Les thèmes étaient pertinents. Les questions étaient claires, les réponses aussi. Nous sommes dans une démarche qui va nous porter fruit. Parce que le comité de suivi qu’on a mis en place va faire son travail. Le Premier ministre a promis de suivre cela de près. Les impressions que j’ai eues, tout le monde est content, tout le monde est satisfait. Il faut pérenniser cette manière de rencontre. Ça peut nous apporter beaucoup. Ça peut apporter beaucoup pour notre économie.

S’agissant du secteur de l’huilerie, l’Etat a joué son rôle. L’Etat nous a rencontrés plusieurs fois. Nous avons demandé à ce qu’on élimine la TVA sur l’achat de graines (de coton: ndlr). Mais, tout est lié. Un seul ministère ne peut pas supprimer la TVA. Plusieurs ministères doivent se réunir pour cela et avec des conditions. Il y a tout un système qu’il faut appliquer pour pouvoir supprimer cette TVA. Nous comprenons tout cela. Mais, il faut que l’Etat aussi comprenne qu’ici à l’Ouest surtout à Bobo-Dioulasso, l’économie est basée sur le coton. La SOFITEX, la SN-Citec, la SN-SOSUCO. Qui dit Citec qui dit SOFITEX, ce sont des huiliers. Aujourd’hui, nous huiliers employons plus de 1500 personnes. L’Etat doit tout faire pour trouver une subvention pour épauler les huiliers. Si non, nous allons à la dérive».

Aly KONATE

alykonat@yahoo.fr



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