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Gouvernement/éducateurs, il y a quelqu’un qui ne joue pas franc-jeu

04/12/2018
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La Coordination nationale des syndicats de l’éducation est en train de remettre le même scenario qui l’a opposé il y a quelques mois au gouvernement suite à leurs revendications sur la valorisation de la fonction d’éducateur. Les évaluations (sous quelques formes qu’il soit) dans les établissements publics du Burkina sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Car, pour la Coordination, le gouvernement est en train de prendre unilatéralement des mesures sans les y associer alors qu’ils sont les principaux concernés. Mieux que tout cela, pour les syndicats de l’éducation, les mesures qui sont en train d’être prises sont loin de satisfaire leurs revendications.
En attendant que le gouvernement donne sa version de la situation, il faut de suite indiquer que ce mouvement n’est pas le bienvenu. Non pas parce qu’il est abusif, mais tout simplement parce qu’à quelque part, quelqu’un n’a pas joué convenablement le rôle qu’il devait jouer pour l’éviter. Malheureusement, ce sont nos enfants qui en pâtiront. S’il est vrai comme le soutiennent les syndicats de l’éducation, c’est le gouvernement qui ne l’a pas associés à la réflexion alors que cela était prévu dans les accords de discussions, il y a donc problème! Si ce n’est le cas, et que ce sont les syndicats qui refusent de s’associer tout simplement pour nuire, c’est qu’il y a également problème. On ne peut comprendre que deux acteurs qui œuvrent tous, sincèrement, pour la cause de l’éducation posent des actes de ce genre.
Si à peine les cours viennent de reprendre, si à peine les enfants sont dans la dynamique et préparent déjà les examens de fin d’année, si à peine tout le monde s’est inscrit dans la dynamique d’une bonne année scolaire, on doit replonger dans la crise, c’est tout simplement déplorable. Aussi, les différents acteurs sont interpellés et doivent prendre toutes les mesures pour éviter qu’on en arrive à une perturbation inutile des cours. Et, sans doute, à de mauvais résultats en fin d’année.
Il est de notoriété que le programme scolaire au Burkina Faso souffre énormément, et ce, chaque année des mésententes entre gouvernement et organisations syndicales des éducateurs. Autour de revendications. Alors que les deux camps pouvaient bien s’asseoir et trouver des solutions, ils se sont toujours entêtés jusqu’à ce que ça boque. Et c’est en ce temps qu’ils font appel à des médiateurs. Malheureusement, ils ne respectent pas toujours les décisions prises après l’intervention des médiateurs. Mettant ainsi en doute leur crédibilité.
Il est temps d’éviter ce genre de comportements qui perturbent l’éducation de nos enfants. Et de ce fait, nuisent au développement du pays quand on sait que l’éducation est la base de tout développement. Il faut quitter dans cette spirale qui fait, chaque année, du mois de décembre presque un mois de congés forcés pour des raisons diverses.
Dabaoué Audrianne KANI


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