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Démolition d’habitats illégaux : attention au favoritisme

06/12/2018
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Depuis que le maire Herman Sirima de l’arrondissement n°7, avec des «machines démolisseuses» a délogé des résidents d’habitats illégaux au secteur 29, beaucoup de commentaires animent la causerie à ce sujet. La quintessence des propos autour de cette démolition est de savoir, jusqu’où ira l’autorité? Ce qui ne souffre de débat, c’est la détermination du maire Sirima d’aller au terme de son action. Encouragé par Maurice Dieudonné Bonanet, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat lors d’une rencontre sur l’apurement du passif foncier à Bobo-Dioulasso, le maire de l’arrondissement n°7 a effectivement fait détruire des habitations illégales. Il lève ainsi un lièvre qu’il doit obligatoirement abattre. Autrement dit, la commune de Bobo-Dioulasso à l’obligation d’aller au bout dans la démolition des habitats illégaux. Quand on sait que des habitations spontanées poussent un peu partout dans les zones périphériques de la cité, il y a lieu de prendre au sérieux l’acte du maire de l’arrondissement n°7. Quelles sont donc, les zones de la cité qui abritent des habitats illégaux? La démolition va-t-elle s’étendre à toutes les zones dites illégales? Où iront loger ces personnes ainsi délogées? Ont-elles été prévenues auparavant? Quand on sait qu’il y a plus de 32000 cas à gérer comme passifs fonciers à Bobo-Dioulasso, ces questions méritent une réponse diligente. Par ailleurs, retenons que pour l’instauration d’une discipline dans l’occupation terrienne, l’action engagée à l’arrondissement n°7 est salutaire. Ne dit-on pas que, «Pour faire des omelettes, il faut obligatoirement casser des œufs»? Si cette action engagée pouvait contribuer à la résolution de la situation, elle est la bienvenue. C’est pourquoi, elle doit être menée intégralement et en toute équité. La moindre erreur dans la conduite de cette «opération coup de poing», pourrait se retourner contre l’autorité elle-même. A la deuxième sortie de Sirima sur le terrain, Bourahima Sanou, maire de la commune était également sur le terrain. Il a insisté sur le fait, «qu’il faut avoir un titre légal avant de construire». Cette fermeté n’est pas superfétatoire de la part du bourgmestre de la commune de Bobo-Dioulasso. C’est la loi qui l’exige! Cependant, dans son application, il y a des erreurs à ne pas commettre. «Quand on vous envoie, il faut savoir vous envoyer vous-même», conseille Laurent Gbagbo de la Côte-d’Ivoire. Autrement dit, savoir faire preuve de souplesse dans l’application de la loi est toujours souhaitable. «Pourquoi ne pas permettre à ceux qui le veulent, de décoiffer leur toiture, afin de récupérer ce qui peut l’être», comme proposé par le maire de la commune? Dura lex, sed lex, (la loi est dure, mais c’est la loi).

Souro DAO/ daosouro@yahoo.fr



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