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Taxes et impôts, ça commence

24/12/2018
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Le gouvernement avait dit qu’il prendra toutes les mesures pour que les prix des produits ne flambent pas après l’augmentation des prix des carburants. Il a sans doute essayé, mais malheureusement, la réalité se présente à lui, implacable. Des compagnies de transport en commun n’en peuvent plus. C’est ce qu’ont fait savoir les premiers responsables des compagnies de transport STAF et TSR. Qui, sans aucun doute, dites haut et fort, ce que certains pensent bas. Il est impensable de croire qu’on peut augmenter les prix des carburants sans que cela n’ait des répercussions sur les prix des autres produits. Même les novices en sciences économies le savent. Si les prix n’augmentent pas, c’est que quelqu’un, à quelque part, supporte le goût. Dans la situation qui se présente, le gouvernement refuse de le supporter et exige des autres de le faire. Maintenant que ces deux compagnies de transport qui, il faut le dire, font de gros efforts pour desservir l’intérieur du pays disent qu’à partir du 5 janvier prochain, elles cesseront de le faire, on se demande ce que le gouvernement va faire. Tant le transport à l’intérieur du pays est important. Du reste, il n’est pas exclu que d’autres compagnies leur emboîtent le pas. Il n’est pas non plus exclu que d’autres opérateurs ou acteurs de l’économie augmentent les prix d’autres produits parce qu’ils n’en peuvent plus de supporter à la place du gouvernement ce qu’il doit supporter.

Et ce n’est pas fini. En 2019, en plus de l’augmentation des prix des carburants, les Burkinabè devront payer d’autres taxes. Ceux qui ont des véhicules paieront entre 25000 et 30000FCFA en fonction de la puissance de leur véhicule. Ceux qui consomment le café, les boissons non-alcoolisées paieront leur part d’impôts ou de taxes. Les produits cosmétiques (produits de beauté) seront eux-aussi taxés. Car, pour le gouvernement, avoir un véhicule au Burkina Faso suppose qu’on a les moyens. Autrement dit, un véhicule n’est pas une nécessité, mais plutôt un privilège. Consommer du café, des boissons non-alcoolisées et utiliser des produits de beauté relève du prestige. Ce ne sont pas des besoins indispensables. Et tout cela, en plus de la taxe de résidence. C’est dire que les Burkinabè doivent s’attendre à une année 2019 d’impôts et de taxes. Qu’ils avaient soit oubliés soit qu’ils n’ont jamais payés. Car tous ces impôts et taxes figurent dans le code des impôts, mais n’ont jamais été mis en œuvre.

Dans tous les cas, le gouvernement doit s’attendre à la réaction des Burkinabè, à travers les organisations syndicales et de lutte contre la vie chère. L’année 2019, qui s’annonce sera sans aucun doute celle des mouvements. Comme le gouvernement ne les aime. Que va-t-il donc faire? Si le Budget 2019 qui a été voté par l’Assemblée nationale (l’opposition a voté contre) est celui des pauvres (à en croire le ministre de l’Economie et du Développement) il faut tout de suite noter qu’il ne répond pas aux préoccupations des pauvres qui devront payer plus d’impôts et de taxes. Que comprendre!

Dabaoué Audrianne KANI



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