Flash Info utane

 Burkina/ Gratuité des soins: Un agent de santé arrêté avec 4360 boîtes d'Artesun détournés. Jeux de la Francophonie: Le Burkina Faso termine 10ème   


Ainsi, ils ont voulu prendre la place à Ali Ondimba

08/01/2019
00:00

Le commando qui a voulu prendre le pouvoir par la force hier lundi 7 janvier 2019 a été neutralisé quelque temps après. Heureusement! Malgré les raisons que les auteurs de ce coup de force manqué ont données pour justifier leur acte, personne ne le leur pardonnera. Omar Bongo Ondimba a été atteint d’un Accident vasculaire cérébral (AVC). Comme tout le monde pouvait en être victime. Il s’est fait soigner en Arabie Saoudite et à rejoint le Maroc où il est en convalescence. Comme tout malade qui sort d’une telle maladie. Il s’est même adressé le 31 décembre au peuple Gabonais. Comme il a l’habitude de le faire depuis son arrivée à la tête de l’Etat gabonais. Que y a-t-il donc de plus normal!

Même si selon les putschistes, son apparence le jour de ce message montre qu’il est fatigué, cela suffit-il à remettre en cause les institutions démocratiques qu’il incarne? Les putschistes l’ont déjà appris leur dépens. Aucun pays ni aucune organisation sous-régionale ou internationale n’admettra un coup d’Etat. Quelles que soient les raisons qu’on peut avancer pour le justifier. Au Gabon donc, le coup d’Etat a été mâté. Ali Ondimba reste à sa place. Même s’il n’est pas là physiquement au pouvoir. A la décharge des putschistes (si on peut leur accorder cela), on peut dire que c’est la manière dont la dernière élection présidentielle a été organisée et remportée au Gabon qui peut expliquer ce qui est arrivé ce 7 janvier.

Au Gabon, ce qui est arrivé ne doit pas non plus être une occasion pour faire la purge dans tous les milieux (militaires et politiques). Autrement dit, il est évident que si derrière les militaires arrêtés ou tués, il y a des commanditaires (militaires ou hommes politiques), ils répondront de leur forfaiture. C’est pourquoi, il faut au Gabon une commission d’enquête suffisamment indépendante pour situer rapidement toutes les responsabilités et traduire ainsi ceux qui doivent l’être devant la justice pour qu’ils y répondent.

C’est en cela que la justice et le pouvoir en place auront rendu service à la démocratie de leur pays. C’est en cela qu’ils auront prouvé que le peuple et les institutions démocratiques gabonaises sont fortes. Omar Bongo Ondimba et les siens doivent se rendre à l’évidence que leur pays est véritablement en proie à un ras-le-bol même si celui-ci n’est pas encore généralisé. Par conséquent, ce coup d’Etat manqué doit s’annoncer comme un avertissement.

Que ce soit sur les doubles plans politiques et économiques, il y a un malaise tant dans la classe politique que dans les milieux économiques. Le pétrole qui a longtemps constitué la principale ressource financière du pays ne coule plus comme avant. Le bois ne rapporte plus autant de devises comme avant. Du coup, le pays vit des tensions financières assez sérieuses. Entrainant sur le plan social des mécontentements voire des mouvements sociaux. Ali est donc prévenu. Il a hérité d’un pouvoir qui, certainement n’est ni familial ni à vie.

Dabaoué Audrianne KANI



47
Partager sur Facebook

B Commentaires - Soyez le premier à commenter -

Recherche

Derniers articles

Des Burkinabè réfugiés chez eux, au Burkina Faso

Il y a quelques années en arrière, personne n'aurait cru qu'un jour des Burkinabè pouvaient se retrouver refugiés chez eux au Burkina. Et pourtant, c'e...

14/06/2019

Blaise Compaoré s’approche du Burkina, François s’en éloigne

De plus en plus, le président Blaise Compaoré multiplie les vœux de regagner le Burkina Faso. Sa terre natale où il a été président pendant 27 ans. Ce ...

13/06/2019

Simon, ne les appelez pas quand vous n’allez pas vous entendre

L'opposition politique demande que le dialogue initié par le président du Faso prenne en compte les questions sociales, économiques et sécuritaires au ...

12/06/2019

Portrait

Conseil des ministres

Vidéos





21:15:01