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Violences communautaires à Yirgou : Le CISC pour une marche meeting de protestation contre l’impunité

09/01/2019
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Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) organise une marche meeting de protestation contre l’impunité et la stigmatisation des communautés le samedi 12 janvier prochain à Ouagadougou suite aux violences communautaires à Yirgou.

 

Le Burkina Faso a connu le 1er janvier 2019, des violences communautaires dans le village de Yirgou, commune de Barsalgo, province de Sanmatenga au Centre nord. C’est suite à ces violences que Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) qui est un regroupement apolitique et laïque organise une marche de protestation contre l’impunité et la stigmatisation des communautés le samedi 12 janvier prochain à Ouagadougou et à Dori. A travers cette marche meeting, le CISC veut dénoncer les manœuvres divisionnistes des terroristes et les groupes d’autodéfense. De même il exige l’arrêt immédiat des crimes odieux, et l’arrestation des coupables, la prise en charge gratuite des survivants et blessés, l’implication de l’armée burkinabè et le désarmement de tous ceux qui détiennent illégalement des armes de guerre. Ce collectif se veut un cadre de lutte et d’échange entre filles et fils de la nation. Le but c’est de protéger et défendre les droits des communautaires à vivre et à s’épanouir en pleine symbiose, lutter contre toutes les formes de stigmatisation des communautés et dénoncer l’impunité des crimes qui y sont liés. Aussi, exiger vérité et justice sur les crimes injustes commis sur les communautaires et promouvoir une véritables cohésion tel qu’il ressort de l’ensemble des normes régissant la République. Pour le porte parole du collectif, Daouda Diallo la conférence de presse se tient dans un contexte sociopolitique marqué par une culture de défiance vis-à-vis de l’autorité de l’Etat et le développement de l’incivisme et de la justice privée. «Les populations ne se référent plus à la justice pour régler les litiges qui les opposent. Elles préfèrent se rendre justice elles-mêmes. Violence et intolérance gagnent du terrain. Ainsi, la communauté peul à payé un lourd tribut dans notre pays» a précisé Daouda Diallo. Pour le cas de Yirgou, les chiffres officiels du gouvernement font état de 46 morts. D’autres sources, selon le collectif, estiment les morts à prés de 100 personnes. Selon lui, «l’intervention des autorités publiques en charge de la sécurité et de l’ordre ayant été tardive, cela explique en partie le bilan effroyable de pertes en vies humaines». Et de soutenir que s’il faut saluer ce réveil même tardif, il faut regretter et déplorer l’absence de mesures déterminées de la par des autorités publiques pour retrouver, rassurer et sécuriser les survivants.

Jules TIENDREBEOGO



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