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Général Djibril Bassolet : « Depuis que j’ai commencé à parler je dors bien »

10/01/2019
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Le Général de brigade Djibril Bassolet est toujours à la barre du tribunal militaire de Ouagadougou. Il a, ce mercredi 09 janvier 2019, répondu aux questions d’éclaircissements de ses avocats et réagi à certaines répliques ou observations du parquet militaire.

Les avocats du Général Djibril Bassolet, dont précisément Maitre Mireille Barry a, au début de l’audience de ce jour, tenté de démontrer que toutes les preuves ont été recherchées pour pouvoir, juste, accuser son client. Pour elle, c’est ce qui explique la perquisition du domicile de Guillaume Soro à Ouagadougou, de même que celle des domiciles de son client à Ouagadougou, à Koudougou et à Nouna.

Ensuite elle a demandé à son client ce qu’il a voulu dire par DDR. Selon le Général Bassolet, c’est le parquet qui en avait parlé et cela veut dire désarmement, démobilisation et réinsertion. C’est un concept utilisé par les Nations unies. Et le parquet l’avait évoqué dans un esprit positif. «Je n’ai jamais dit d’appliquer au RSP un DDR. Diendéré et moi en avions parlé. J’ai dit de s’inspirer de l’esprit du DDR. L’idée était d’aller vers une paix, donc d’évoluer vers un désarmement accepté». L’accusé a aussi réagi à la question de son avocat sur le million de FCFA remis au journaliste Adama Ouédraogo dit Damiss. «C’est effectif a indiqué le Général. J’ai pris la décision de répondre à sa requête que je lui ai fait parvenir le 17 septembre 2015», a confirmé le Général. Et il précise que dans l’arrêt de renvoi la remise d’un million constitue un élément qui motive son accusation. Était-ce la première fois qu’il remettait de l’argent à Damiss? «Ce n’était pas la première fois; et je prie Dieu que ce ne soit pas la dernière fois», a répondu Djibril.

Concernant les écoutes téléphoniques, Maitre Mireille Barry note qu’il y a deux rapports d’expertise. Le premier dit qu’ils sont truqués et le second dit qu’ils ne sont pas truqués. Sur ce point, le Général Bassolet revient à la charge pour réagir à la question du secret professionnel évoqué par le parquet pour le cas des officiers de police judiciaire à propos de l’origine des écoutes téléphoniques. Il note que le parquet a parlé de secret professionnel quand à l’origine des écoutes. Mais l’accusé emploiera un adage africain pour illustrer sa pensée «au moment de l’accouchement il n’y a plus de honte». «Qu’est ce que le parquet veut protéger comme secret? S’il y a quelque chose, soyons transparents. Il faut dire d’où sont venus ces écoutes», a insisté Djibril Bassolet.

Ce procès a un effet dévastateur sur la cohésion de notre armée

Le Général de brigade Djibril Bassolet a affirmé devant le tribunal que s’il était chef de l’Etat, il allait tout faire pour éviter ce procès. Mais hélas! La gestion de notre armée n’a pas permis d’éviter cette confrontation. Pour lui, on pouvait dissoudre le corps (le RSP) en tant qu’élément administratif mais préserver les unités. Pour les droits des victimes et des blessés, il y a l’Etat pour les dédommager. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) selon lui avait proposé beaucoup d’argent pour soulager les victimes. «Si l’Etat est devenu vulnérable et précaire, c’est parce qu’il n’a pas su gérer la question du RSP)», a justifié le Général avant d’ajouterque ce procès a «un effet dévastateur sur la cohésion de notre armée». «Toutes les classes et toutes les générations en sont concernées. Toute l’armée y est suspendue», à en croire Djibril pour qui, «si on dit que notre armée n’est pas concentrée sur les problèmes à l’Est ou au Nord, c’est parce que l’armée n’est plus sereine. Sinon, la menace actuelle n’est pas hors de la portée de notre armée». Malheureusement, pour Djibril, «au sein de notre armée, il y a des méfiances partout». Puis il poursuit: «ce sont les conséquences des poursuites judiciaires orchestrées par la hiérarchie militaire». Aussi, dans la situation actuelle le Général Bassolet préconise la «réorganisation de l’armée». Ses solutions sont que le groupe de lutte anti-terroriste devienne un escadron de la gendarmerie; les familles des victimes blessées ou décédées reçoivent des indemnités et on met en place les conseils de discipline». Avant ce conclure: «Depuis que j’ai commencé à parler, je dors bien». L’audition du jour du général Bassolet a pris fin sur cette note, elle se poursuivra vendredi prochain à partir de 9h.

Firmin OUATTARA

 



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