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Pommes : Abondantes et à prix accessibles à Bobo-Dioulasso

29/01/2019
00:00

La pomme de terre, tubercule au nom scientifique de Solanum tuberosum, est abondante en cette période d’harmattan, encore appelée la période des pommes de terre. Un tour chez quelques vendeurs de cette tubercule pour en savoir plus sur cette tubercule, le lundi 28 janvier 2019.

Ces tubercules se vendent presque partout sur le marché à Bobo-Dioulasso et aussi dans quelques carrefours et feux tricolores. Très appréciées, elles se vendent comme de petits pains. Car, quel que soit le prix, on les achète. De nos jours, les prix sont à la baisse. Le kilogramme est vendu entre 400 et 500 FCFA. Il y a peu, à la période des fêtes de fin d’année, le kg de ce tubercule coûtait plus de 600 FCFA. En période pluvieuse, le prix peut augmenter jusqu’à 1000 FCFA le kilogramme. Si bien que ce tubercule fait partie des denrées alimentaires, d’habitude, rares pour le consommateur burkinabé. Et quand il y a baisse des prix, les consommateurs en raffolent.

Ces pommes de terre proviennent d’horizons différents et n’ont pas la même qualité. D’après Madou Sylla, vendeur devant la mosquée de Diarradougou,«mes pommes de terre proviennent de Sikasso. C’est nous-mêmes qui les cultivons. Elles ont un goût différent de celles du Burkina. Elles sont douces et se conservent plus longtemps ». Un peu plus devant, Aminata Traoré, une autre vendeuse, ne partage pas cet avis de Madou Sylla. Au contraire, « mes pommes de terre proviennent du Nord du Burkina Faso, plus précisément dans la zone de Ouahigouya. Ces pommes de terre sont plus succulentes que celles provenant de Sikasso». Puis d’ajouter, «malheureusement, il faut par moment mentir aux clients en prétextant que ces pommes de terre proviennent de Sikasso pour pouvoir les vendre, car les gens, malheureusement, préfèrent les pommes de terre de Sikasso aux nôtres. C’est vraiment dommage! Parfois nous rencontrons des difficultés de conservation avec les pommes d’ici. S’il y a un ralentissement au niveau de la vente, nous enregistrons des pertes puisqu’elles pourrissent facilement».

Farida A.M. TRAORE

Marie Madeleine KIENDREBEOGO (stagiaires)



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