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SOFITEX et le Pool bancaire international :Des relations toujours au beau fixe

31/01/2019
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Comme chaque année depuis bientôt trois décennies, la SOFITEX (société burkinabè des fibres textiles) et un pool de banques internationales constitué de la Société Générale, la Société Internationale de Financement et BNP Paribas, ont signé le 24 janvier à Paris, la Convention de financement de la campagne cotonnière 2018/2019.

 

Pour ce 28ème accord appelé «SOFITEX 28», les banquiers internationaux ont vu grand. 65 millions d’euros, soit 42.637.000.000 de francs CFA seront mis à la disposition de la SOFITEX pour compléter le financement assuré par les banques nationales. Preuve une fois encore, de leur inébranlable confiance vis-à-vis du Burkina Faso: «malgré la situation sécuritaire préoccupante, le pool bancaire continue à nous faire confiance», s’est d’ailleurs félicité Alain Ilboudo, l’ambassadeur du Burkina Faso à Paris.
Cette coquette enveloppe servira à l’achat du coton graine auprès des contonculteurs, au transport du coton vers les 15 usines d’égrenage appartenant à la SOFITEX, à l’évacuation de la fibre vers les différents ports d’embarquement, et à l’achat et à la répartition des intrants.

De quoi redonner le moral à la filière cotonnière durement pénalisée en 2018 par les aléas climatiques. «Nous avions tablé sur une production de 500.000 tonnes de coton graine. Hélas, la faible pluviométrie de 2018 en a décidé autrement. Impactant négativement le rendement du cotonnier. Résultat, nous avons dû nous contenter d’une production de 405.000 tonnes», indique Wilfried Yaméogo, le Directeur général de la SOFITEX. Qui n’en demeure pas moins confiant pour cette année.

«Un secteur clé de l’économie burkinabè»

Premier produit agricole d’exportation du Burkina Faso, le coton représente un des secteurs clés de son économie. Il contribue pour environ 11% de son produit intérieur brut (PIB) et 17,5% de ses recettes d’exportation. Des huileries aux filatures en passant par les assurances, les transports, les impôts, les hydrocarbures, les finances, et autres fournisseurs d’intrants, 350.000 familles sont engagées dans sa production et il permet à quatre millions de personnes soit 20% de la population, de disposer d’importants revenus.
Des performances qui pourraient être nettement meilleures quand on sait que seulement 30% de la production est transformée sur place. Et Wilfried Yaméogo en est conscient: «c’est une situation contre laquelle le gouvernement burkinabè et la SOFITEX, avec l’appui de l’UEMOA, (Union économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest) se battent depuis quelques années», indique-t-il. Et le Directeur général de la SOFITEX de préciser: « d’ores et déjà, des projets sont en train de prendre corps pour renforcer la plate-forme de transformation de coton déjà sur place ».

Neo Africa News



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