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Attention, quand les enfants entrent dans la crise…

31/01/2019
00:00

Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Nouna, Houndé, Fada N’Gourma, Gaoua, Koloko… Un peu partout sur le territoire national les élèves manifestent régulièrement, comme ils l’ont fait hier suite de la crise que connait actuellement le système éducatif burkinabé, consécutive au refus des enseignants de faire des évaluations. Comme l’année dernière, notre système éducatif connait une crise, aux conséquences imprévisibles. Pendant ce temps, au niveau du ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, on se satisfait. « Le niveau d’exécution des actions programmées l’année passée a atteint un taux d’exécution de 81,19% au niveau du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENA) ». C’est ce qui ressort dans la déclaration du MENA Stanislas Ouaro, au cours du lancement du 1er Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année 2019. Intervenu ce mardi 29 janvier 2019. Un résultat que le ministre juge satisfaisant comparativement aux années antérieures. S’il y a lieu de se féliciter pour cet « exploit », il est aussi souhaitable de ne pas occulter la réalité des situations qui prévalent actuellement dans le milieu scolaire. Car, l’année 2019 aura commencé avec des soubresauts multiformes dans les établissements. Occasionnant des perturbations de cours dans certains établissements, même s’ils ne paient pas le prix de la fermeture des classes. Il n’est pas rare de constater que de plus en plus, les élèvent désertent les salles de classe pour la rue pour soutenir leurs enseignants. Si bien que les programmes scolaires dans certains établissements publics, ne suivent pas leurs progressions normales.

Pendant que leurs camarades d’autres établissements suivent les cours, des élèves en sont privés. Loin d’être pessimiste, on est tenté de se poser des questions. Est-ce qu’au vu de ces écarts auxquels nous assistons, le cap de ces résultats ou de ces chiffres de 81,19 % qui font la fierté au niveau ministériel pourra être maintenu voire dépassé ?

« L’éducation au Burkina Faso constitue une priorité », ne cesse de clamer le MENA. Malheureusement, cette éducation, si on n’y prend garde, risque de porter un coup sur les aptitudes cognitives des élèves et même sur la renommée du Burkina Faso dans la sous-région. Car la nouvelle stratégie de lutte adoptée par les enseignants (en n’évaluant pas les élèves ou en ne remettant pas les copies) aura indéniablement des conséquences fâcheuses sur le niveau des élèves. C’est au vu de tous ces constats qu’il est de bonne guerre de dire au MENA que c’est bien de se féliciter des résultats obtenus, mais encore faudrait-il en finir une bonne fois avec ces revendications des enseignants. Car, c’est l’avenir de certaines générations qui est en train d’être pris en otage ! Et puis, quand les enfants entrent dans une crise, le signe n’est pas bon.

Fatimata BELEM



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