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Kossi : La communauté peulh réclame plus de sécurité

11/02/2019
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La communauté Peulh de la Kossi, réunie le 09 février 2019 au Celpac de Nouna, condamne avec véhémence les exactions faites à son encontre et interpelle les autorités à prendre des mesures nécessaires pour sécuriser la population frontalière avec le Mali.

C'est l'enceinte d'un Celpac de Nouna pleine à craquer, qui a accueilli des centaines de Peulhs venus des dix communes de la province de la Kossi. La quintessence des échanges portait sur la sensibilisation aux enjeux de l'état d'urgence en cours, la situation des réfugiés oubliés de Barani/Kombori et la récente agression des bergers de Tôrôkôtô ayant causé un blessé grave et un disparu. À cet effet, une contribution de 72700 frs a été offerte aux familles des victimes par la communauté. Des quêtes ont été également lancées pour soutenir les réfugiés et les familles des victimes de Yirgou. Le montant collecté s'élève pour le moment à 400000frs. «Nous sommes condamnés à nous entendre sinon, nos oppresseurs vont nous finir puisqu'ils sont déterminés en se fondant sur des préjugés simplistes et la stigmatisation», foi de Pathé Sangaré, le président des éleveurs de la Kossi. Il déplore le fait que des groupes d'autodéfense assurent la sécurité des citoyens en lieu et place de l'État avec détentions illégales d'armes qu'ils utilisent contre leurs compatriotes. Par conséquent, Monsieur Sangaré exige que seules les FDS soient détentrices des armes, conformément aux textes en vigueur dans notre pays. Un autre participant à la rencontre va plus loin dans ses propos en décrivant le climat d'insécurité qui prévaut à la frontière du Burkina avec le Mali. «Des chasseurs Dogons de six villages maliens pénètrent sans foi ni loi sur le territoire burkinabè et commettent des exactions et des crimes crapuleux», relate-t-il par ailleurs. C'est pourquoi, la communauté peulh suggère à l'État de jouer son rôle régalien de sauvegarde et de protection des citoyens. Les organisateurs ont également invité les membres de la communauté à une franche collaboration avec les FDS, non sans réitérer leur engagement à participer massivement et activement à la marche du 23 février 2019 à Dédougou contre la stigmatisation des communautés.

Madi KÉBRÉ, Correspondant à Nouna



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