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Hauts-Bassins, encore un autre Karangasso

12/02/2019
00:00

Cette fois-ci, ce n’est pas Karangasso-Vigué (KV), mais Karangasso-Sambla (KS). La différence, est que dans le premier cas, les habitants sont les Vigués; dans le second, ce sont des Sambla. La deuxième différence, est qu’à KV, les querelles opposent les populations autochtones aux populations allogènes. Dans le second cas, c’est entre les populations autochtones elles-mêmes qu’il y a problème. Mais au fond, dans les deux cas, ce sont des problèmes de personnes, mais aussi et surtout, de foncier, qu’on a déporté sur le terrain politique.

A KS donc, les populations sont allées en fin de semaine dernière fermer la mairie de la commune. Parce qu’elles ne veulent plus «sentir» le maire, le conseil municipal et le Secrétaire général de la commune. Aux motifs qu’ils gèrent mal la commune, et qu’en plus, ils sont tous «corrompus». Une mésentente qui ne date pas de nos jours puisque cela fait quelque temps que la tension est montée entre le maire et certains de ses administrés qui l’accusent de tout, sans pour autant produire les preuves irréfutables de ce qu’ils avancent.

Ce que les Sambla n’ont pas compris, c’est qu’en décidant de la fermeture de leur mairie, ils ne font du mal ni au maire, ni au conseil municipal, encore moins au Secrétaire général que l’administration peut affecter dans une autre localité. Par contre, c’est tout le développement de leur commune qui se trouvera ainsi bloqué. L’Etat ne pouvant plus intervenir, les partenaires techniques et financiers non plus. Du coup, la commune va connaitre inévitablement un retard dans son développement.

Du reste, le fait de procéder à la fermeture de la mairie est un acte d’incivisme grave. C’est l’autorité de l’Etat qui se trouve ainsi bafouée. Du coup, l’Etat est obligé d’intervenir, quelle que soit la manière, pour rétablir son autorité. Quitte à ce que les auteurs soient traduits devant la justice; maintenant ou plus tard!

Et pourtant, à écouter les protagonistes de cette crise qui n’honore pas du tout l’un des plus grands départements de la province du Houet, pour ne pas dire de la région des Hauts-Bassins, en termes de population mais aussi de productions agricoles, cette mésentente pouvait trouver très facilement une solution. En tout cas, si les uns et les autres acceptaient de mettre de côté leurs égos.

Du reste, les meneurs actuels, d’un côté comme de l’autre, seront responsables du retard de développement de leur commune et devront, tôt ou tard, rendre compte aux générations suivantes. Leurs noms seront inscrits (en bien comme en mal) dans l’histoire de leur commune. A eux de choisir! Il est malheureux de voir les filles et fils d’une même localité trimbaler leurs problèmes ailleurs pour leur trouver des solutions.

Dénis Dafranius SANOU



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