Flash Info utane

 Burkina/ Gratuité des soins: Un agent de santé arrêté avec 4360 boîtes d'Artesun détournés. Jeux de la Francophonie: Le Burkina Faso termine 10ème   


Procès du putsch manqué : «Gilbert m’a demandé de couper les messages », Mathurin Bako

12/02/2019
00:00

Le procès du lundi 11 février 2019 s’est poursuivi avec les auditions de l’ancien Directeur général de la police nationale, Lazare Tarpaga et de Mathurin Bako, lui aussi ancien président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes.

 

Ce lundi 11 février 2019, l’ancien président (durant le coup d'État de septembre 2015) de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), Mathurin Bako était à la barre du tribunal militaire de Ouagadougou. Selon sa narration des faits, il a reçu un appel téléphonique du Général Gilbert Diendéré, le 16 septembre 2015 à 20 h 30, qui lui demandait de couper les messages. Celui-ci a répondu qu’il était difficile de trouver quelqu’un au service au regard de l’heure. «Avant de raccrocher, le Général m’a dit qu’ils allaient voir à leur niveau», confie-t-il. Puis d’indiquer: «le lendemain, j’ai été contraint par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) de localiser la fréquence de la radio dite "pirate". J’ai été aussi victime de menaces».

Avant lui, c’est l’ancien Directeur général de la police nationale, Lazare Tarpaga, qui est revenu sur quelques détails, notamment, sur l’affaire du million de FCFA. Selon lui, la personne qui a reçu cette somme des mains du capitaine Abdoulaye Dao, le 17 septembre 2015, n’est autre que le commissaire divisionnaire, Simon Soubéiga. Ces affirmations selon Me Yelkouni de la défense ne sont pas constantes car ne figurant pas dans son procès-verbal. À sa question de savoir pourquoi Lazare Tarpaga n’a pas gardé cette somme pour servir de preuve à la barre, le témoin a indiqué que «même si j’avais cet argent aujourd’hui, le capitaine allait me demander s’il s’agissait du même argent». Ainsi, le témoignage du témoin a été remis en cause par la défense. Toute chose qui n’a pas été de l’avis du parquet qui a déclaré: «le témoignage de Lazare Tarpaga est bel et bien pertinent et ne contient aucun élément de doute, sauf si ces éléments représentent une pierre d’achoppement pour quelques accusés que les avocats ne cessent de défendre avec ferveur».

Aïcha TRAORE

 



54
Partager sur Facebook

B Commentaires - Soyez le premier à commenter -

Recherche

Derniers articles

Après Naaba Sonré du Boussouma, c’est le Kupiendieli du Gulmu

Ils avaient plusieurs points en commun. D'abord, ils sont tous rois. Tous les deux trente-unième de leur lignée. L'un du Boussouma, l'autre du Gulmu. I...

19/08/2019

Gouvernement/Syndicats, l’échauffement en attendant la rentrée

Au cours d'une conférence de presse ce mardi 13 août 2019, l'Unité d'action syndicale (UAS) a taclé le gouvernement en le traitant de « méprisant » et ...

16/08/2019

Ce qui s’est passé à Youga est extrêmement grave

Suite à la mort d'une personne étrangère sur laquelle un vigile aurait tiré dans l'enceinte de la mine d'or de Youga, des populations énervées n'ont pa...

14/08/2019

Portrait

Conseil des ministres

Vidéos





00:54:18