Demain, c’est la journée internationale de la Femme !

07/03/2019
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162. C’est le nombre d’années que la Journée internationale de la femme a été célébrée au monde. Demain donc, ce sera le 162èmeanniversaire de la Journée internationale de la Femme. Au Burkina Faso, c’est sous la Révolution démocratique et populaire de 1983 que celle-ci a été célébrée pour la première fois. C’est la preuve de l’importance que la Révolution accordait à l’émancipation de la femme, mais surtout à sa place dans le développement du pays.

«Contribution de la femme à l’édification d’un Burkina Faso de sécurité, de paix et de cohésion sociale». C’est sous ce thème que sera célébrée cette Journée au Burkina Faso. Un beau thème qui colle avec l’actualité plus ou moins lointaine et surtout actuelle du pays. Car, la sécurité, la paix et la cohésion sociale que nous voulons tous aujourd’hui n’ont pas commencé à s’effriter à partir d’aujourd’hui. Il a fallu une conjugaison de plusieurs facteurs pour que nous nous rendions compte qu’il nous faut la paix, la sécurité et la cohésion sociale.

Mais au juste, la question qu’on peut se poser sans doute légitimement est celle de savoir combien de femmes au Burkina Faso se sont-elles appropriées ce thème d’actualité aussi important? D’ailleurs combien sont-elles, ces femmes au Burkina, dans les villes et surtout dans les campagnes qui connaissent le sens réel de la Journée internationale de la femme? La Journée internationale de la Femme n’est pas la fête de la femme; mieux, on ne fête pas la femme ce jour-là. Au contraire, on célèbre les combats que mène la femme non seulement pour ses droits, mais surtout pour apporter sa contribution à la construction du monde. La Journée de la Femme, c’est loin d’être un morceau de tissu (pagne du 8-Mars), un djandjobâ ou quelle que réjouissance que ce soit. Car, les premières femmes qui se sont battues et pour lesquelles cette Journée est célébrée n’avaient pas de pagne spécial et n’étaient pas non plus à la fête. Mais à la lutte.

Malheureusement, au Burkina Faso et dans bien d’autres pays africains, on a instrumentalisé la Journée internationale de la Femme pour en faire finalement une journée de défilé, de courses cyclistes, de djandjobâ, de concerts avec très peu de réflexions sur la condition même de la femme. Il n’est certainement pas question de faire une proclamation pour dire que «désormais l’homme et la femme sont égaux sur tous les plans!». Ce serait d’ailleurs défier les lois de la nature! Mais c’est de faire en sorte que de par son statut social, la femme (actrice incontournable du développement) puisse effectivement se sentir concernée par ce rôle et apporter effectivement, ensemble avec l’homme sa part contributive au bien-être de l’humanité. Dans tous les cas, l’homme tout seul ne pourra rien. Pour ce faire, même s’il y a une Journée de la femme rurale, il est désormais important de tendre vers une seule Journée de la Femme. Très bientôt, il n’y aura plus d’hommes ruraux, n’en parlons pas de femmes rurales.

Dabaoué Audrianne KANI

 



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