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Festival Scolaire de Musique & Danse: La deuxième édition bien organisée à Banfora

14/03/2019
00:00

Le lundi 04 mars 2019, nous avons rencontré Serge Coulibaly, promoteur d'établissement à Banfora, promoteur culturel, président de l'Association des Jeunes pour le Renouveau Culturel des Cascades.

«Pour se faire voir, il faut produire des résultats. Et pour produire des résultats, il faut saigner» a proclamé Serge Coulibaly.

Lisez plutôt: «Au sein de notre association, on a pour leitmotiv de promouvoir la culture et au sein de toutes les couches sociales. Alors, on a, à ce propos, organisé la première édition du festival que vous avez découvert aujourd'hui. C'est le Festival Scolaire de Musique et Danse qu'on appelle FESCOM & D. La première édition s’est voulue un coup d'essai, mais ce fut vraiment un coup de maître. Parce que lorsqu’on organisait cela, on s'est dit qu'on verra ce qu'on peut faire, même s’ils sont quatre ou cinq établissements; et les enfants verront qu'il y a la possibilité de s'exprimer à travers le théâtre, le slam, la musique, la danse, les interprétations et l'art vestimentaire. C'est pour cela que cette deuxième édition a été bien préparée; en témoigne ce que vous avez vu à la salle de la Saint Thérèse la dernière fois. Généralement quand on organise ces genres d'activités, vous avez les parents avec vous et en même temps contre vous. Parce qu'ils veulent découvrir et aussi ils s'inquiètent. Certains pensent que ces activités amènent les enfants a être pervertis. J'ai rassuré les parents: ils peuvent venir voir. Moi je suis un éducateur, je suis professeur d'anglais de formation; j'enseigne depuis bientôt seize ans. Si je n'ai pas nui aux enfants, ce n'est pas en les regroupant que je vais leur nuire. De même, nous avons pris le temps d'étudier les thèmes que nous allons développer avec les enfants. Et la première phase éliminatoire qui s'est déroulée le samedi 03 mars 2019 a été un succès en ce sens qu'il y a eu sept établissements qui ont participé au lancement. Le 09 mars 2019, nous allons à Niangoloko pour la deuxième phase éliminatoire qui va regrouper des établissements de Niangoloko, de Sindou et de Kankalaba. Le 16 mars 2019, nous reviendrons encore dans la même prestigieuse salle de la Sainte Thérèse pour la troisième phase éliminatoire. A l'issue des éliminatoires nous allons retenir certains établissements qui iront en demi- finale le 23 mars 2019. Enfin, le 30 mars 2019, nous aurons la grande finale. Nous avons au total 19 établissements qui participeront à cette deuxième édition du FESCOM & D. Nous avons 17 établissements de la province de la Comoé et 02 de la province de la Léraba à savoir le lycée provincial Dr Seydoux Traoré de Sindou et le Lycée Départemental de Kankalaba. Mais on ne doit pas se voiler la face, car les difficultés ne manquent pas. Vous savez quand on organise de tels événements, vous avez avec vous le temps et vous avez contre vous le temps. Parce que, quand vous prenez tout le temps il ya des imprévus qui viennent chambouler le programme. Nous savions qu'il y a des difficultés au sein des établissements parce qu’avec toutes ces différentes crises, nous avons dû gérer beaucoup de probabilités. Pas en tant que syndicaliste, mais en respectant certains critères pour éviter d’impacter les activités des autres. Par exemple, lorsqu'il n'y a pas cours, vous ne pouvez pas demander aux enfants de venir pratiquer une activité culturelle. Parce qu’en ce moment, vous êtes en train de poser un acte qui va vous revenir sur la face. La deuxième difficulté est d'ordre financièrecar, j'ai dû prendre l'initiative d’investir mes propres fonds l'année passée et j'ai vu que ça marché. Cette année, il y a des personnes de bonne volonté et des sponsors qui nous accompagnent. C'est bien mais ce n'est jamais assez. Plus on avance, plus on découvre certaines difficultés, certaines contraintes. Aujourd'hui, quand vous prenez le cas de la sécurité par exemple, il n'ya pas de raison que vous discutiez le nombre d'agents qu'on vous alloue. Parce que ce sont eux qui savent ce qu'il faut pour que ce soit profitable à tous. Il y a aussi certains points liés à l'accueil et à l'hébergement des étrangers qui viennent. Et des points liés également aux prix. Cela amène des problèmes particuliers. Lorsque vous avez des prix et que les participants ne sont pas satisfaits, il n’est pas du tout sûr que vous les retrouviez avec vous l'année qui suit. Mais pour moi, je pense qu'on n’a pas besoin de grandes pointures pour mener une activité. De petites pointures associées à quelques autres plus grandes, c'est déjà suffisant. Les enfants qui quitteront Sindou et Kankalaba pour Niangoloko, nous, on va s'en charger sur tous les plans. En réalité quand on regarde les détails, c'est coûteux mais c'est bien. Car quand vous avez la possibilité de faire parler de vous et de votre région en bien, cela donne le caractère régional de votre association. Pour terminer, l'homme n'est rien sans l'homme. Si nous sommes là aujourd'hui, c’est parce que des gens nous ont fait confiance. Je veux rassurer tous ceux qui ont mis de leur temps, de leurs intelligences, de leurs forces physiques et de leur argent dans cette manifestation qu’ils ne vont pas le regretter. Parce qu'au delà de ce nous sommes en train de faire, il y a des comportements, des caractères et des mentalités que nous sommes en train de forger. Les enfants sont la relève de demain. Ce sont eux qui diront: «écoutez, c'est à travers telle ou telle activité que j'ai découvert que ce que j'étais en train de faire n'était pas la bonne manière. Moi, j’ai fais le théâtre quand j'étais au collège, donc j'ai appris beaucoup de choses. Quand je vois des élèves aujourd'hui dire des choses, je me demande s’ils sont sincères ? Mais quand cela se traduit positivement dans le comportement, je me rends compte qu'effectivement c'est sincère. Il faut continuer à soutenir la culture. Il ne faut pas toujours attendre le ministère. Nous, nous n'avons jamais reçu quelque chose du ministère, mais nous avons toujours mené nos activités. Il faut travailler à se rendre crédible. Merci à L'Express du Faso, le Bobolais, pour son œuvre utile. Ce que vous venez de faire est très important car le pays saura qu'il y a des gens qui travaillent dans l'ombre. Et de la meilleure des manières!»

Propos recueillis par Besseri OUATTARA

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