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Paralysie des services financiers, il ne manquait que ça !

09/04/2019
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Hier lundi, des usagers contribuables des services financiers (trésor et impôts) n’ont pu contenir leur colère. Au nombre d’une centaine selon des témoignages, ils ont bruyamment manifesté leur mécontentement devant les guichets, à la Direction des moyennes entreprises. Où, comme beaucoup d’autres services du genre sur le plan national, les agents prétextent le manque de réseau pour s’absenter de leurs bureaux. Et même quand ils ne sont pas absents, le service n’est pas assuré! Cette stimulation dure depuis plusieurs mois (de décembre à nos jours), après que le gouvernement ait décidé de plafonner à 25 % du salaire, le Fonds commun des travailleurs de ces services financiers.

En décidant de monter au créneau pour exprimer leur ras-le-bol, il est évident que c’est parce que les usagers n’en pouvaient plus. Quand bien même le gouvernement ait parlé de dialogue en cours, mais qui ne donne pas de solutions sur le terrain, les usagers ont décidé de passer à une autre étape. C’est dire que si le gouvernement avait pris toute la mesure de la souffrance des usagers, certainement qu’on n’en serait pas arrivé là. Du reste, cette situation qui n’est pas une grève, mais en réalité n’en est moins, cause des préjudices assez grave à toute l’économie du pays. Si le gouvernement peut trouver d’autres voies et moyens pour survivre financièrement, ce n’est pas le cas pour de nombreuses petites et moyennes entreprises. Certaines d’entre elles risquent de mettre la clé sous le paillasson si très rapidement, des solutions ne sont pas trouvées.

Autant le dire tout net : le gouvernement est en train de montrer des signes de faiblesses face à certains de ces employés. Il ne faut donc pas s’étonner que d’autres travailleurs, qu’on pense sans le dire, peu importants, adoptent eux aussi des attitudes radicales du genre. Ainsi, la machine sera bloquée à jamais.

Il est par conséquent important que le gouvernement ouvre sincèrement le dialogue (si ce n’est pas le cas), pour mettre définitivement fin à ce mouvement. L’avenir du pays en dépend véritablement. Parce que nous ne devons pas, pour quelles que raisons que ce soit, compromettre l’avenir des générations futures.

Dans tous les cas, cette manifestation d’hier matin à Ouagadougou est la preuve que les Burkinabé savent défendre par eux-mêmes leurs intérêts quand il le faut. Et ce, sans verser dans un incivisme condamnable. En outre, une fois de plus, les travailleurs des services publics financiers sont mis à l’indexe. Car, désormais pour les usagers ou chefs d’entreprises, ce sont eux qui les empêchent de réaliser leurs rêves. Où va ainsi le Faso ?

Dabaoué Audrianne KANI



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