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Simon Compaoré, président par intérim du MPP : « L’Etat ne peut plus servir 55 milliards de FCFA à 8000 agents »

12/04/2019
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Le parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a animé une conférence de presse à son siège le jeudi 11 avril 2019. Une occasion pour le président par intérim du MPP Simon Compaoré et ces camarades, de donner leur position sur un certain nombre de sujets, notamment la lutte contre le terrorisme, la fronde sociale, avec les mouvements des agents du ministère des Finances, la grève des chauffeurs routiers et des enseignants et la question de la réconciliation nationale en lien avec les exilés.

 

Le MPP dans un esprit de redevabilité a rencontré jeudi, 11 avril 2019, la presse pour donner sa lecture de la situation nationale. En ce qui concerne la situation à Zoaga et à Arbinda, selon le président par intérim du MPP Simon Compaoré, «ces événements d’une grave extrémité, érodent le tissu social national et interpelle les consciences et les subconscients de tous les Burkinabè. Les artisans de la déstabilisation cherchent à semer la graine de la discorde entre nos peuples». C’est pourquoi il invite le gouvernement à prendre des mesures énergiques, et appelle la classe politique burkinabè à se départir de toute exploitation éhontée de ces drames sociaux avec la funeste intention de se refaire une virginité politique.

Pour le président par intérim du MPP, «le problème de la chefferie de Zoaga est d’une grande complexité, et il n’y a que des démarches pour espérer toucher les consciences qui paraissent plus efficacement comme solution. Ce n’est certainement pas la force qui va résoudre le problème». Évoquant la grève des chauffeurs routiers, Simon Compaoré,dira que «ce n’est pas un problème avec l’Etat central. Mais l’Etat doit intervenir pour que les deux acteurs reviennent à la raison». Evoquant le mouvement des agents du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, le président par intérim du MPP soutient que «le problème est clair; c’est la question du fonds commun. Au regard des difficultés actuelles du pays, l’Etat ne peut plus servir 55 milliards de FCFA à 8000 agents en dehors de leur salaire. Ce qui se passe actuellement au niveau du MINEFID n’est pas acceptable dans un Etat de droit, cela ressemble purement à du sabotage». Pour le MPP si les agents du MINEFID veulent, ils peuvent ouvrir le dialogue avec l’Etat mais ils ne peuvent pas prendre tout le peuple en otage.

La réconciliation ne doit pas sacrifier la vérité et la justice

Selon le président par intérim du MPP, «son parti est favorable à la réconciliation nationale vraie mais qui ne sacrifie pas la vérité et la justice sur les actes graves commis». De l’avis de Simon Compaoré, par rapport aux exilés, il faut écrire pour leur dire qu’au Burkina Faso, il n y a pas de guillotine. Ceux qui ont peur ont certainement commis des gaffes; certains sont restés et sont en train d’être jugés. Sinon affirme-t-il, le retour des exilés ne constituent pas un problème pour nous. Ceux qui sont partis ont eu la possibilité de partir, donc ils peuvent revenir s’ils le veulent.

Quant à la question de la restauration de l’autorité de l’Etat, Simon Compaoré dira que «ce n’est pas la seule affaire des gouvernants mais de nous tous». Au sujet des lotissements, le président par intérim du MPP annoncera que la direction politique tiendra une rencontre pour dégager sa position face aux lotissements et aux sociétés immobilières. Il a aussi profité de cette opportunité pour annoncer l’inauguration du nouveau siège du parti le 20 avril prochain; et la nomination de deux porte-parole du parti. Il s’agit de Ouoba Bindi et de Ousséni Tamboura, tous deux députés.

Firmin OUATTARA

 



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