Fonction publique, ils sont nombreux à avoir déjà la trousse !

15/04/2019
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Dans une communication orale, le ministre de la Fonction publique a informé, au cours du conseil des ministres du vendredi 12 avril dernier, qu’une opération de contrôle de l’authenticité des diplômes des fonctionnaires en activité sera organisée courant mai 2019. Semant ainsi la trousse et même la panique dans les cœurs de nombreux fonctionnaires. Car, disons-le tout net, ils sont nombreux à avoir intégré la fonction publique burkinabé non seulement avec de faux diplômes, mais aussi, sur bases de fraudes. Ce sera donc l’occasion, si cette opération est bien menée, d’extirper tous ces malfrats qui ont frauduleusement intégré la Fonction publique burkinabé (parce ce n’est le champ du papa de personne!), et qui y font du n’importe quoi.

Le fonctionnaire est celui ou celle qui est nommé à un emploi permanent dans la Fonction publique. Par public, il faut comprendre ce qui concerne la collectivité; qui est à l’usage et accessible à tous, qui travaille pour tout le monde et qui défend l’intérêt de tous. Malheureusement, depuis plusieurs années, et ce malgré toutes les réformes qui lui ont été consacrées, malgré tous les états généraux, les conférences et que sait-on encore, la fonction publique burkinabé est gravement malade de son personnel. Venus pour servir la collectivité, on est arrivé à dire que la fonction publique n’est le champ du papa de personne. Si bien que chacun y fait ce qu’il veut, quand il veut et comment il veut!

Ils ne sont pas plus de 200 000 fonctionnaires. Mais depuis maintenant quelques années, ce sont eux qui rythment la vie du pays, en fonction de leurs désidératas. Ils avisent quand ils veulent et vont en grève à leur gré. Ils décident quand ils veulent, arrêtent de servir selon leurs désirs. Et ce, pratiquement dans tous les secteurs! Autrement dit, ceux qui doivent être les premiers à servir l’intérêt de la collectivité sont les premiers à la desservir. On n’entre pas à la Fonction publique pour se faire de l’argent.Curieusement, au Burkina Faso, les fonctionnaires sont relativement riches. D’où tirent-ils ces richesses alors qu’ils sont sensés ne pas «faire des affaires»? La fonction publique burkinabé est gangrenée car bien de ses agents y ont tué et enterré la morale; de toute évidence!

Aussi, faut-il saluer cette opération qui s’apparente à une opération de salubrité publique. En ce sens qu’elle doit certainement permettre de chasser des rangs des fonctionnaires tous ces malfrats qui sont allés à la Fonction publique, non pas par vocation, mais tout simplement parce qu’ils n’ont pas trouvé mieux ailleurs. Seulement, il faut qu’elle aille jusqu’au bout et que les résultats auxquels elle aura parvenu soient rendus publics. Et que tous ceux dont les diplômes ne sont pas authentiques (donc rentrés frauduleusement!), soient purement et simplement traduits devant les juridictions et punis comme il se doit! Aujourd’hui, il y a des gens devant des tribunaux parce qu’ils ont commis des actes délictueux. La loi étant faite pour tous, chacun doit répondre par devant elle de ses actes.

Dabaoué Audrianne KANI



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