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Filière cotonnière, maintenant allons au champ

16/04/2019
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Les bonnes nouvelles qu’on attendait du côté de l’Association interprofessionnelle de coton du Burkina (AICB) sont tombées. Le prix du kilogramme du coton graine (bord champ) a connu une augmentation assez significative. De 250 FCFA le kilogramme la campagne écoulée, il passe à 265 FCFA. Soit une augmentation significative de 15 FCFA. Dans la même dynamique, les prix des intrants ont connu des baisses relatives de 7%. C’est dire donc, qu’en dehors de la pluviométrie que personne ne maîtrise, tout est mis en œuvre pour une relance véritable et durable de la production cotonnière à partir de cette campagne 2019-2020. Et ce, conformément aux conclusions du dernier atelier sur la relance de la filière. Il reste également à convaincre certains producteurs qui étaient encore peu réceptifs de la nécessité de produire le coton parce qu’ils y ont leurs intérêts.

En effet, l’Etat pour sa part a joué et continue de jouer à tout point de vue sa part de contribution pour la survie de la filière cotonnière. Il est du devoir des sociétés cotonnières de prendre la relève en allant sur le terrain pour convaincre les producteurs, les vrais, que leur salut et celui de la nation se trouvent dans la production du coton. Pour cela, il faut tenir un langage de vérité. Quand on demande aux producteurs de produire le coton, qu’on prenne les mesures pour l’enlever aussitôt qu’il est récolté. Et dès qu’il est acheté, les producteurs doivent être payés. Puisque, une fois acheté, il ne leur appartient plus. Pourquoi donc faire attendre des producteurs pendant plusieurs mois alors que le fruit de leur labeur a été vendu ?

Pendant que nous y sommes, parlons du coton de deuxième choix. Il constitue une véritable source d’escroquerie des producteurs. Qui juge de la qualité du coton en premier et second choix ? Ce sont les mêmes agents des sociétés cotonnières qui, quand le producteur insiste, cèdent à la corruption. Ce qui a contribué à pourrir le milieu des producteurs et partant du milieu rural où on ne connaissait pas la corruption.

En outre, la production du coton ne doit pas constituer une corvée pour les producteurs. Autrement dit, c’est un choix qui doit rapporter de l’argent. Par ailleurs, la production cotonnière entraîne avec elle les productions céréalières. Au regard de cette situation, on doit mettre davantage tout en œuvre pour véritablement encourager et rassurer les vrais producteurs. Le coton, faut-il le dire, nourrit son homme. Contrairement à ce que certains font croire. Il suffit de faire un tour dans les zones productrices de coton pour s’en rendre compte. Certaines communes ne seraient pas viables n’eut été la production cotonnière. L’enjeu en vaut bien la peine.

Si les nouvelles sont pour l’instant aussi bonnes, il faut souhaiter que l’objectif prévu de 800000 tonnes pour la campagne 2019-2020 soit atteint. Ce qui permettra de replacer le Burkina dans un bon rang des pays africains producteurs de coton. Pour cela, il faut qu’on aille tout de suite dans les champs.

Dabaoué Audrianne KANI

 



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