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Fête du travail sous un front social qui boue

02/05/2019
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Les travailleurs burkinabè ont commémoré hier mercredi 1er mai la fête du Travail. Qui a toujours été l’occasion, pour les travailleurs notamment les organisations syndicales de mettre à jour les nombreux cahiers de doléances ou de revendications (même si cette année ils n’en ont pas donné un au gouvernement se contentant d’un simple message). Dans le contexte actuel du Burkina, où le front social n’est pas du tout comme un cours d’eau tranquille, il faut donc comprendre que les travailleurs chargent davantage le gouvernement qu’ils considèrent comme celui qui ne respecte pas toujours ses engagements. Du côté du gouvernement, on dira qu’on «ne peut revendiquer ou distribuer ce qu’on n’a pas produit ni inventer». Autrement dit, le gouvernement ne donne que ce qu’il peut donner en fonction des moyens de l’Etat. C’est dans ce cadre qu’il convient de saluer la reprise aujourd’hui même du dialogue avec la Coordination nationale des syndicats de l’Education dont les membres boycottent depuis quelques jours, les activités pédagogiques. Seulement le gouvernement, à force de traîner les pieds dans certains cas, se met lui-même toujours en mauvaise position en allant au dialogue. Que y a-t-il encore à aller discuter avec les syndicats de l’Education qui n’est été discuté et promis ? Pourvu que de ce dialogue, on aboutisse à des solutions qui permettent la reprise des activités dans les écoles et établissements et que les examens et concours ne soient pris en otage.

En effet, le Burkina Faso est à la «croisée des chemins». Pegdwendé Sawadogo, premier-vice président du parti au pouvoir l’a reconnu tout récemment au cours d’une conférence de presse. Quand un pays est dans une position de ce genre, il faut que tous les acteurs le comprennent effectivement et prennent leurs responsabilités. Et c’est ce que les organisations syndicales des travailleurs ont fait savoir. Que ce soit sur le plan sécuritaire, sur le plan politique, sur le plan social, sur le plan de la cohabitation, sur le plan économique, presque tous les secteurs sont menacés. Mais tout cela est-il de la seule responsabilité du gouvernement? Certainement que non.

Du reste, quand on parle de travailleurs, il est important de faire savoir qu’il ne s’agit pas seulement des seuls travailleurs de la Fonction publique qui, d’ailleurs ne sont pas plus nombreux que ceux du secteur privé. C’est pourquoi, la fête du Travail concerne aussi bien ces travailleurs que les autres. Mieux, les cahiers de doléances ne comportent les seules revendications des travailleurs du public, mais prennent en compte les préoccupations de l’ensemble des couches sociales. Mais tout cela ne peut se réaliser que si les Burkinabè, au-delà des revendications tous azimuts, se mettent véritablement au travail. Car, il faut sauver le pays du précipice (le mot n’est pas très fort) qui le guette.

Dabaoué Audrianne KANI

 



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