Biodiversité : les 7 conclusions à retenir du rapport de l'IPBES

07/05/2019
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Tous des «Ripoux»? Des pourris, des corrompus? «Certainement pas!». Pourtant il est devenu commun, voire proverbial, qu’une certaine idée de la politique africaine, donc burkinabé aussi, veut que les acteurs de ce domaine essentiel soient tous nourris au biberon de Machiavel et compagnie. «On ne peut leur faire confiance et il ne faut surtout pas prendre pour parole d’évangile et pour argent comptant leurs dires et promesses!» «Prenez les miettes et les tee-shirts qu’ils vous donnent pendant les campagnes (pré) électorales et faites comme il vous conviendra de le faire; mais n’y comptez pas trop en termes de progrès dans vos intérêts et préoccupations les plus urgentes et les plus essentielles!Ce ne sont pas eux qui vont vous développer, c’est vous-mêmes! ». L’électeur devra donc, face à ses dirigeants et futurs dirigeants qui courtisent ses voix aux suffrages, s’armer de la pensée de ne rien voir venir de concret, car c’est ce qu’il de plus probable pour les court et moyen termes, voire le long terme. La parole est une chose; ce qui sera effectivement fait en est une autre: le diagnostic est à peine sévère, à en juger par l’expérience de nos états! Sans être trop cruel dans le jugement, car il y a quand même un travail qui est fait; mais le peuple ne cesse de se morfondre: « c’est bon mais ce n’est pas arrivé!» Faut-il s’y habituer, question de ne plus avoir les yeux rouges de désillusions après de vaines attentes des flatteries politiques toujours renouvelées? Quelle image lugubre avons-nous là de nos chefs, de l’homme politique africain! Et si on osait leur faire confiance tout en suivant pas à pas, par délégués interposés jusqu’à nos représentants à l’Assemblée Nationale, leurs faits et dires au quotidien!? Ce serait trop «leur coller aux fesses»? Nonobstant, y a-t-il meilleure façon de s’en rendre compte par soi-même et parvenir ensemble à un sérieux collectif qui profite à tous? Car, des femmes et hommes politiques sérieux vénus vraiment pour servir et qui ont été déçus par le Peuple, il y en a eu, il y en a et en aura toujours! «C’est que ce peuple s’est fait manipulé par d’autres politiciens de l’autre camp!» fort possible. Il n’en demeure pas moins que certains défaitistes en la matière vous diront sans sourciller à l’oreille: «Le peuple n’aime pas la vérité mais les flatteries. Dites leur la vérité en termes de possible et impossible, et de meilleures voies collectives et des sacrifices communs à consentir, et vous les aurez sur le dos!» Conclusion: dites au peuple ce qu’il aime entendre: les flatteries et mensonges les plus ahurissants qui font rêver! C’est peut-être la vérité d’une certaine «réal politique», mais gare au réveil en colère des masses et foules dans la rue! C’est d’ailleurs ce qu’il y a de plus actuel: les foules chassent les dirigeants inamovibles qui ne donnent plus satisfaction aux revendications des gouvernés. Des «volcans» de ce genre éclatent un peu partout et notre régime précédent en a fait les frais ici au Burkina Faso, comme actuellement au Soudan et en Algérie. On ne peut manquer de se poser cette question: la stabilité pour quand et à quel prix? Peut-être le jour ou le gouverné osera faire confiance au gouvernant et que celui-ci le lui rendra bien en faisant honnêtement son boulot en conformité avec les textes fondamentaux de la République; lesquels n’ont pas été écrits pour des animaux, mais pour être effectivement appliqués parce que c’est bien possible! Que vivement vienne tôt ce temps d’une confiance réciproque entre les deux faces non disjointes d’une société qui se donnent les moyens d’avancer ensemble dans la paix et la justice sociale! Dans le respect de l’Autorité, qui respecte également son peuple. Le temps d’une nouvelle race d’hommes et femmes politiques sur qui on peut compter et qui fait bien son travail avec altruisme et honnêteté, chose que le Peuple finit toujours par reconnaître, et qui constitue la première récompense du politicien véritable, venu à la chose politique par vocation et non pour des intérêts inavoués!

Sibiri SANOU



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