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Vente de feuilles de choux : Un métier « à visage féminin »

10/05/2019
00:00

La vente de feuilles du chou, une activité à laquelle s’adonnent certaines femmes. Mais, le métier nourrit-il son homme? C’est ce que nous avons voulu savoir en allant à leur rencontre, mardi 7 mai 2019 au marché de Fruits et légumes de Bobo-Dioulasso.

Le constat est qu’à Bobo-Dioulasso, la vente de feuilles de choux est une activité presqu’exclusivement pratiquée par les femmes. Sise à l’entrée Est du marché de fruits et légumes de Bobo, Amsétou Bamba, une vendeuse de feuilles de choux s’exprime:« je vends des feuilles de choux depuis plus de dix ans maintenant; grâce à la vente de ces feuilles j’arrive à scolariser mes enfants, à participer aux dépenses de la famille et à m’épanouir. La vente des feuilles de choux est vraiment rentable, surtout en cette période de «choux pommes» car nous vendons un panier à 100f, en tenant compte des contenus remis par sacs achetés de 50kg. Nos clients sont nombreux: il y a d’une part les éleveurs d’animaux (lapins, moutons, chèvres…) et d’autre part les femmes qui préparent ces feuilles en «gnougou», un repas aussi prisé de tous». Sur la même lancée, Abdoulaye Maïga, éleveur de la place s’exprime:«les feuilles de choux, sont très nourrissantes et riches en vitamines. J’élève mes animaux avec cela. J’ai en ma possession 20 moutons, et 10 chèvres. Je peux acheter entre 15 à 20 sacs de 50kg par jour pour nourrir mon bétail. Éric quant à lui, est un lycéen en classe de première. Cela fait maintenant deux ans qu’ilélève les lapins. « La nourriture préférée de mes lapins est le «chou-fleur», au détriment des carottes qui contiennent à peu près les mêmes vitamines. Je peux payer quotidiennement un à deux sacs de feuilles de choux qui font grandir et maintenir la santé de mes protégés ». Différemment d’Abdoulaye et Éric, Minata est dans la transformation des feuilles de choux en «gnougou». «Notre famille est dans la vente du gnougou depuis fort longtemps. C’est comme un héritage de nos parents; héritage qu’ils ont reçu également de leurs parents. C’est une nourriture vraiment prisée de tous, car le gnougou est d’un apport considérable pour la santé et dont la préparation et la consommation sont des plus simples. Aïcha, une jeune femme affirme:«je raffole du gnougou et tous les jours que Dieu fait, j’en consomme. Je ne peux plus m’en passer; c’est trop doux! ».

Mariam Diamila TRAORE/Stagiaire



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