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Cadre de concertation régional des Hauts-Bassins : 189 villages aptes à être transformés en éco-villages

10/05/2019
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Le Cadre de concertation régional des Hauts-Bassins s’est tenu ce jeudi 9 mai 2019 en session extraordinaire dans la salle de conférences du gouvernorat de Bobo pour présenter les résultats des travaux d’identification des éco-villages complémentaires. Cette session a également servi de cadre pour valider les 189 éco-villages complémentaires de la région qui devront bénéficier de l’initiative «2000 éco-villages à l’horizon 2020». La vision du projet, est qu’à l’horizon 2027, les éco-villages burkinabé constituent un modèle de développement local durable.

«L’objectif de cette session extraordinaire du Cadre de concertation régional est: de rappeler les critères de choix et valider la liste des villages de la région à transformer en éco-villages complémentaires», a expliqué le Secrétaire général des Hauts-Bassins, Sayouba Sawadogo, représentant le gouverneur de la région, Antoine Atiou à l’ouverture de la session. Ce sont au total 39 villages dans la province du Tuy, 68 dans le Kénédougou et 82 dans le Houet qui ont été sélectionnés en complément par les comités de sélection pour être transformés en éco- villages.

Selon le Directeur général de l’économie verte et du changement climatique, Pamoussa Ouédraogo: «après validation de la liste des 189 villages complémentaires de la région, des d’études seront faites pour élaborer des programmes d’investissement au niveau de ces villages. Mais aussi, travailler de concert avec les autres acteurs de développement rural à converger les investissements vers ces éco-villages prioritaires pour en faire des modèles d’ici à l’horizon 2020». Car, «l’éco-village est un village qui n’a rien à envier à une ville; toutes les conditions y sont réunies en matières de productions alimentaires durables, de gouvernance avec une cohésion paisible, de construction d’infrastructures et commodités qui permettent de vivre en respectant la préservation de l’environnement». Toujours selon le DG Ouédraogo, de l’évaluation de la stratégie nationale de création des éco-villages à l’horizon 2027, «il faut environ 800000000 FCFA pour mettre en place un éco-village».

Contribution de tous les acteurs au financement du projet

Le Burkina Faso a bénéficié du soutien de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans la transformation de 8 villages en éco-villages sur les 13 régions administratives. Le représentant de la FAO, Damas Poda, par ailleurs expert forestier, a salué l’initiative. Aussi, a-t-il invité les acteurs intervenant dans le projet à concentrer des efforts sur des villages qui pourraient servir de modèles au niveau international pour bénéficier d’autres accompagnements.

Initiée en 2016 par le l’Etat burkinabé, la phase pilote de création «2000 éco-villages à l’horizon 2020» a permis d’identifier un éco-village par région administrative. C’est ainsi que le village de Sérékeni dans la commune de Djigouera (province du Kénédougou) aété sélectionné dans la région des Hauts-Bassins. Dans le cadre de la création des éco-villages, le gouvernement burkinabé a privilégié une stratégie participative afin d’inclure les acteurs dans la réalisation du programme. C’est ainsi que Colette Kaboré, directrice de la promotion des actions en matière de résilience, en charge de la gestion des éco-villages, a énuméré des acquis qui sont entre autres, la mise en place de cinq mini centrales solaires dans cinq éco-villages pilotes, de l’aménagement de 25 km de pistes rurales (Ziniaré-Betta), de la mise en place d’une Adduction d’eau potable simplifiée dans un village, de l’implantation de quatre jardins nutritifs au profit de trois villages pilotes.

«Il y a des avantages liés au développement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, au développement de l’entrepreneuriat local, à la promotion des énergies renouvelables. Cela va réduire la pression sur l’environnement et contribuer aux efforts d’adaptation de nos populations face aux impacts des changements climatiques. Il y a également des aspects liés à la facilitation de l’accès au financement. Si nous parvenons à transformer un village en éco-village, cela veut dire que la population aura plus de facilités à accéder au fonds créé à l’échelle internationale et qui souvent, pose problèmes en raison des conditionnalités. L’autre enjeu est que cela va susciter un dynamisme au niveau des autres villages et contribuer au développement local».

Fatimata BELEM



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