Situation nationale : Le CISAG appelle le gouvernement à être ferme !

15/05/2019
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Le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) a animé une conférence de presse pour faire sa lecture de la situation nationale. C’était le 09 mai 2019 au centre de presse Norbert Zongo (CP/NZ) à Ouagadougou.

Trois points ont été abordés par les premiers responsables du Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG): il s’agit de la gouvernance politique et de celles sécuritaire et sociale. Pour ce qui est de la situation politique, notamment la tenue du dialogue politique annoncé par le gouvernement, le président de CISAG, Issiaka Ouédraogo, estime que les discussions doivent s’élargir afin de prendre en compte toutes les préoccupations de la société. Sur ce même sujet, il soutient le point de vue de l’opposition politique burkinabè qui pense qu’un tel débat ne peut se faire sans une base, un canevas de travail ou encore sans thèmes et aboutissants. S’agissant de la situation sécuritaire du pays, cette Organisation de la société civile (OSC) s’est réjouie de l’état d’avancement de la riposte des Forces de défense et de sécurité (FDS) face aux terroristes. A propos du front social en ébullition, Issiaka Ouédraogo juge qu’il faut de la fermeté de la part du gouvernement et de l’équité dans le traitement des dossiers des manifestations, afin de sortir le pays de ce gouffre. Pour ce faire, il encourage le gouvernement à mettre tous les fonctionnairessur le même pied d’égalité; pour que chacun soit payé en toute équité et en fonction de ses niveaux et fonctions respectives; en d’autres termes «qu’un planton dans un service ait le même salaire qu’un planton dans un autre service.». Concernant la récente crise qui oppose certains agents de la SONAPOST à leur Directeur Général, Issiaka Ouédraogo. Il la qualifie de «médiocre» et de «méchante». A son avis, les images de l’évènement qui circulent sur les réseaux sociaux n’honorent pas le pays des Hommes intègres et il est plus qu’urgent que les burkinabè se ressaisissent, s’ils veulent avancer car «aucun pays ne peut avancer avec des populations inciviques, égoïstes et intolérantes». Pour l’affaire des lotissements, le CISAG se dit solidaire des OSC des non-loties par à rapport à leurs revendications. Car dit-il: «Le gouvernement ne peut pas arrêter les lotissements et donner des parcelles à des promoteurs immobiliers. Nous demandons au gouvernement de mieux viabiliser les zones non-loties car, vouloir les lotir va entraîner d’autres problèmes». Avant de conclure, le CISAG a interpellé le Président du Faso à plus de fermeté car «on a l’impression que le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré est laissé à lui-même; même par ses conseillers et collaborateurs. Les gens sont en train de l’enfoncer. On a la chance d’avoir un Président humble et soucieux du bien-être de sa population; mais ces qualités semblent lui créer des problèmes. Il faut qu’il soit ferme dorénavant».C’est dans cette même dynamique que le CISAG pense que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré devrait fermer sa porte à certains leaders d'OSC qui, dans un passé récent, étaient les bras armés de la Transition de 2014-2015, et qui ont vilipendé, dans un passé récent le régime MPP et le président Kaboré lui-même; les traitant d'incapacité notoire à gouverner le pays. Donc pour lui, il est inconcevable que ces mêmes individus sillonnent les couloirs de la Présidence pour rencontrer le chef de l’État. En rappel, le CISAG est une organisation de la société civile créée en 1998 pour accompagner le gouvernement dans sa communication. En 2015, elle a changé sa dénomination et fait un suivi des actions du gouvernement. Elle a également pour rôle entre autres l’explication des textes et lois de l’Assemblée nationale et du gouvernement aux populations et la lutte contre la corruption et l’injustice.

Aïcha TRAORE



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