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Football D1 : Pléthore ( ?) à Ouaga…

21/05/2019
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L’état de santé de notre sport roi, le football, est un souci constant pour de nombreux adeptes de cette discipline sportive. Pour autant, sont-ils tous appelés, à certains moments de son évolution, d’apporter leurs modestes contributions à l’amélioration de sa «santé»? Notre propos se situe donc dans cette optique. Notre souhait, qui sera explicité par les lignes qui suivent, est en relation directe avec l’objectif fixé; à savoir, faire partie du gotha des Nations de football d’Afrique et pourquoi pas, du monde.

 

La remarque qui nous pousse à cette intervention, provient du constat d’une incohérence entre les stratégies déployées et le désir (ou objectif) de progression, voire, d’évolution. Ceci nous amène à croire que ce n’est pas la stratégie qui fait le stratège, mais plutôt l’homme et son implication intelligente, pratique, pragmatique et même audacieuse.

Ainsi, force est de constater que depuis belle lurette, les normes de qualité, qui devraient sous-tendre l’expression et la vulgarisation de l’activité footballistique, recèle des zones d’ombres et d’actes qui font voler au ras des pâquerettes.

Parmi ceux-ci, figure, nous le pensons, le phénomène de la «pléthore» d’équipes de D1, dans la ville de Ouagadougou. Croissance exponentielle?

Tout est-il que capitale à elle seule renferme en son sein, dix (10) équipes de football de D1, sur un total de 16… inouï (?). Pourquoi un tel état de fait?

Une première hypothèse serait l’apparition et l’irruption d’une certaine «oligarchie» sur la scène du football qui, du reste, ne devrait être la sienne…

Ces «oligarchies» sont en fait, des corps de services étatiques ou sociétés d’Etat. Elles appartiennent à des ministères. Leurs effectifs, en compétition dans la D1 ne sont pas forcément des employés de «la boîte».

La question se pose alors de savoir pourquoi récuser le sponsoring de vrais clubs au profit de clubs que nous qualifions de «corporatistes»? En effet, cela ressemble fort à des clubs de corporations. Ces clubs de corporations sont, à notre avis: AS Sonabel, USFA, AS Douane, AS Police (tous basés à Ouagadougou). Il se pourrait d’ailleurs, qu’au nom de la rivalité légendaire entre «les corps», la création de clubs tels que AS Gendarmerie, AS Eaux et Forêts, AS Sapeurs-pompiers, AS Sonabhy, soient dans les «starting-blocks» (tous basés à Ouaga, bien sûr).

Est-ce pour devancer et conjurer cette situation que nous vivons aujourd’hui, que l’ancien président de la FBF, en l’occurrence Diakité Seydou, avait émis à l’époque, l’idée d’une limitation des clubs de D1, à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso? On lui reconnaîtra un jour, à ce président, d’avoir osé poser le problème… problème qui demeure en l’état.

La non-prise en compte ou une négligence de ce phénomène de la pléthore (particulièrement à Ouagadougou) pourrait s’avérer un véritable goulot d’étranglement de la politique envisagée pour le domaine du football. Remettre cette idée, au goût du jour, pourrait être bénéfique à la construction et à l’avènement de palmarès plus reluisants pour nos clubs et pour la sélection nationale (Etalons).

Adepte de ce courant de la limitation, au regard, et à l’analyse des causes du phénomène de la pléthore à Ouaga, et de son impact négatif sur le développement véritable de notre football, nous avançons les suggestions ci-après, aux fins de débroussailler la «forêt» ouagalaise.

1-Créer un STATUT, conférant l’appellation «Club de Ouaga».

Pour ce faire, considérer comme «Club de Ouaga», toute équipe de football de D1, non transfrontalière, non supra-territoriale et non supra-régionale.

Seraient donc considérées comme équipes de Ouaga, les clubs suivants: USO, EFO, ASFA-Y, RCK? SALITAS et KOZAF (soit 06).

Le cas de MAJESTIC devrait être expliqué afin que l’opinion sache la raison qui fait «roder» cette formation entre des localités qui, juridiquement et officiellement, n’abritent pas de clubs de football de D1. Cette ambiguïté, à l’air de donner à MAJESTIC, un statut «hybride» n’existant pas dans les anales de notre football… et l’expose à une disparition légale.

2-Considérer comme n’étant pas de Ouaga, toutes les équipes ne répondant pas au statut créé, ainsi qu’à ses critères. Ces équipes seraient donc les suivantes: USFA, AS Douane, AS Police, AS Sonabel (toutes frappées de supra-territorialité). Elles devraient alors migrer vers d’autres villes autres que Koudougou, Banfora et Bobo-Dioulasso. Leurs sièges doivent être érigés dans des localités, même si celles-ci abritent déjà des clubs de D2 et D3.

3-Créer deux Poules supplémentaires de D2, à savoir: Poule «C» Boucle du Mouhoun + Région du Nord. Poule «D» Région de l’Est.

4-Réviser à la hausse le nombre de clubs de D1, de 16 à 18 (les 1ers de chaque poule de D2 étant promus).

Très sportivement.

DAO «LE DAMEL»



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