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Après le CHR de Banfora en passant par le CSPS de Tatana, de Bounouna sortie Est de Banfora et de Korona, pas de service minimum, tout est fermée. Au piquet de grève du SYNTSHA Comoé en face de la station TOTAL, il y avait un m

22/05/2019
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Après le CHR de Banfora en passant par le CSPS de Tatana, de Bounouna sortie Est de Banfora et de Korona, pas de service minimum, tout est fermée. Au piquet de grève du SYNTSHA Comoé en face de la station TOTAL, il y avait un monde fou d'agents de Santé qui ont répondu à nos préoccupations sans langue de bois; et nous disons merci à Emile Ilboudo, responsable du SYNTSHA section Comoé. Du piquet de grève, nous nous sommes rendus à la Direction régionale de la Santé des Cascades pour en savoir plus sur cette grève, mais à notre grande surprise la première responsable de la Santé au sein de la région des Cascades a refusé de se prononcer à notre micro, parce que nous n'avons pas envoyé de correspondance pour l'informer à l'avance. Mais toujours est-il qu'une autorité doit être prête à tout moment pour répondre aux questions de la presse. Ce qui n'a pas été le cas pour la Directrice régionale de la Santé des Cascades qui n'a dit mot. Voici ce que nous avons pu rassembler pour vous ci-dessous.

Émile Ilboudo, Secrétaire général du SYNTSHA Comoé

«Les autorités versent dans le dilatoire avec la presse»

«L'objectif de cette grève est simple. C'est pour amener le gouvernement à mettre en œuvre le protocole d'accord que nous avons signé avec lui il y a deux ans. Si le gouvernement ne veut pas exécuter, nous sommes obligés de passer par l'arme par laquelle on peut se faire entendre qu'est la grève. Nous sommes ouverts au dialogue mais madame la ministre actuelle nous fait savoir qu'elle est de mauvaise foi. Elle ne veut pas mettre en œuvre le protocole d'accord que ses prédécesseurs ont signé. Voilà pourquoi une telle grève de 96 heures. Au lieu de voir le problème au sérieux, les autorités s’adonnent au dilatoire avec la presse. C'est la population qui va subir les conséquences de cette grève. C'est l’Etat, en accord avec le Syndicat qui doit organiser le service minimum, pas le gouvernement. Ce sont des gens qui sont arrogants et ils font des déclarations superflues. En réalité ce n'est pas 96 heures. Il y a un boycott qui va couvrir tout le week-end et on aura 144 heures. Il faut que gouvernement se mette au sérieux! Selon Émile Ilboudo».

 

Joël Dabira enseignant : «Toute grève est bien fondée»

«C'est pour interpeller au gouvernement, afin d’aller dans le sens du protocole d'accord. La santé de la population est bien fondamentale. Après l'enseignement, c'est la santé qui suit. Je crois que l'ensemble des infirmiers, s'ils sont en grève, c'est quelque chose quand même de légitime. Et l'État d'une manière générale et de mon point de vue, c'est comme une machine. Toutes les pièces doivent fonctionner. Et il ne faut pas satisfaire les uns et laisser les autres. Toutefois, il ne faut pas que les infirmiers paralysent le système de la Santé. Il faut qu'il y ait un service minimum pour que les gens ne meurent pas dans les hôpitaux. L'État doit avoir un regard sur tous les services afin que le pays puisse bien fonctionner!».

 

Aristide Nombré, habitant de Banfora et également chef de programme de la radio catholique Terya

«Par rapport à la grève des infirmiers, c'est bien de manifester son mécontentement. Mais il faut que les infirmiers sachent que c'est difficile. 96 heures; s’il n’y a pas de service minimum, c'est compliqué. Tout le monde est malade. C'est pour dire que si tu tombes malade à l'heure-là, c'est la mort assurée. Nous restons unanimes qu'ils font un travail exceptionnel, mais 96 heures c'est trop!».

Besseri OUATTARA



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