Au palais de justice/Affaire Anayi immobilier à l’arrondissement 7 : Le DG et ses acolytes risquent 24 mois de prison

La société immobilière Anayi SARL traverse des soucis judiciaires. La société Anayi est prévenue pour des faits d’escroquerie portant sur des parcelles dans une zone non lotie de Koubawé, secteur 29, dans l’arrondissement 7 de Bobo. En effet, la société a utilisé des manœuvres frauduleuses, disant avoir un projet de lotissement dans la zone. 

Elle dit avoir obtenu une délibération provenant du Conseil municipal de l’arrondissement n°7 pour réaliser ledit projet de lotissement. De ce fait, les responsables de la société ont tenu des rencontres avec les habitants de la zone concernée pour atteindre leurs objectifs.

C’est ainsi qu’ils ont fait comprendre aux citoyens que les résidents (de la zone en question) doivent payer 250.000 francs et les non résidents 800.000 francs dans un délai de 03 mois pour avoir une fiche d’attribution provisoire de parcelle. En précision, la somme des non résidents était fixée à 400.000 francs au départ, mais a été doublée par la suite.

Après toutes ces manœuvres, les habitants de la localité n’ont pas acquis de parcelles même si d’autres ont obtenu leur fiche d’attribution provisoire. Suite à cela, les victimes ont interpellé le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso suite à une lettre. C’est ainsi que l’affaire Anayi est arrivée sur la table du procureur. A la barre lundi 17 mai 2021, les responsables de la société Anayi ne reconnaissent pas les faits.

Dans un premier temps, l’avocat de Anayi demande la nullité de procédure. Pour motif, Anayi n’existe pas à Bobo et son siège social se trouve à Ouagadougou, se défend l’avocat. Mais le procureur estime que le motif évoqué par ce dernier n’est pas convaincant.

Par conséquent le procureur demande au tribunal de rejeter cette demande de nullité. Celui-ci s’exécute, et le jugement s’est poursuivi. Le juge a par la suite, voulu savoir si Anayi était autorisée à faire un lotissement dans la zone.

Si tel est le cas, la société devrait présenter l’acte d’autorisation. A cette question, Anayi est restée muette. Après plusieurs heures de débats et de plaidoiries à l’audience, le procureur a reconnu la société Anayi SARL coupable d’escroquerie conformément à l’article 613 du code pénal burkinabè. Et engage sa responsabilité pénale. Quant aux victimes, elles sont au nombre d’une soixantaine à se constituer comme partie civile. En retour, elles réclament la restitution des sommes perçues par la société immobilière Anayi.

En réquisition, le procureur demande 24 mois de prison contre le DG et deux autres responsables d’Anayi. Et 5.000.000 FCFA d’amende contre la société. Le délibéré est prévu pour le lundi 31 mai 2021.

Rappelons que le directeur général de la société immobilière Anayi SARL, Soumaila Ouédraogo a été mis aux arrêts et placé sous mandat de dépôt, depuis le 29 avril 2021.

Il a été rejoint à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo (MACB), par deux de ses collaborateurs, à savoir Thomas Sama et Sayouba Guiro.

Ben Alassane DAO

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