Autant le dire : révolution progressiste populaire, que faire quatre ans après ?

Au lendemain de la commémoration du 30 septembre, marquant le quatrième anniversaire de l’avènement au pouvoir du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR II), la principale question qu’on doit se poser est celle de savoir quelle est la vraie suite qu’on donne à la Révolution en cours dans notre pays. Tout le monde, même certains détracteurs du mouvement, étant unanime qu’en quatre années, il y a eu du progrès dans presque tous les secteurs. Que ce soit sur le plan sécuritaire, de l’autosuffisance alimentaire, des infrastructures, de la santé, de l’éducation, de l’économie, de la culture et de la prise de conscience individuelle et collective sur les enjeux du type de gouvernance et de développement, le Burkina Faso a fait l’option de la Révolution Progressiste Populaire et du développement endogène basé sur ses propres capacités.

Le plus important n’est donc pas de se murer et de se satisfaire seulement dans ce qui a été fait, mais de s’appuyer sur les acquis, les consolider et aller davantage de l’avant. Autrement, le pouvoir du Président Capitaine Ibrahim Traoré et ses soutiens n’ont plus droit ni au repos ni à l’erreur. Les Burkinabè ont besoin de résultats. Ils ont besoin que leurs préoccupations les plus pressantes trouvent des solutions. Le cap des quatre ans a été franchi. Un autre cap, plus important est désormais devant nous. Il n’y aura pas de demi-mesure car il faut y aller à fond.

En quatre années, les Burkinabè ont vu ce dont un pouvoir, non élu, est capable de faire comme réalisations. Aussi, ont-ils compris qu’ils ont, nul doute, passé des décennies (depuis l’indépendance) à singer le développement et le bien-être sans véritablement prendre la mesure de ce qui devait être réellement fait. Désormais, ils savent ce qui doit être fait.

Si les Burkinabè sont conscients que ce qui a été fait en quatre ans l’a été au prix du sacrifice que chacun d’eux a consenti, ils ne doivent pas perdre davantage de temps à attendre, qui que ce soit. Car, personne ne se chargera de faire le développement du Burkina Faso et le bien-être des Burkinabè à leur place. Du reste, autant nous avons des préoccupations, autant les autres peuples ont les leurs. Auxquelles ils sont préoccupés à trouver des solutions.

Le 2 octobre 1983 (soit 43 ans jour pour jour) le Président Capitaine Thomas Sankara prononçait le Discours d’orientation politique (DOP) dans lequel était contenue la politique du Conseil National de la Révolution (CNR) en matière de développement du Burkina et de prospérité pour les Burkinabè. La Révolution Progressiste Populaire (RPP) dispose de son Manifeste qui donne également les grandes orientations en matière de développement pour le pays en vue de sa transformation structurelle.

S’il y a donc un engagement à prendre par chaque Burkinabè, c’est de s’approprier véritablement le contenu de ce manifeste, d’en faire un livre de chevet ou une boussole et de le mettre en œuvre dans le domaine dans lequel il excelle. Car, tout y est pour que le Burkina Faso soit effectivement très prochainement « l’Eldorado dont rêve notre peuple ».

Dabaoué Audrianne KANI