Enregistrement systématique des faits d’état civil : A Bobo, l’UNFPA sensibilise les leaders coutumiers et religieux

Le Secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nakanabo, a présidé, le 30 juin 2026, l’ouverture d’un atelier de sensibilisation sur l’importance de l’enregistrement systématique des faits d’état civil. Organisée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), cette rencontre s’est déroulée dans la salle de réunion du gouvernorat de Bobo-Dioulasso.

 

Les responsables coutumiers, les religieux, ainsi que les présidents d’associations de femmes et de jeunes du Guiriko ont participé à des séances de sensibilisation sur l’importance d’enregistrer sans exception les faits d’état civil. L’objectif principal de cette activité est de rendre l’enregistrement des enfants systématique dès la naissance afin de garantir et de protéger leurs droits civiques fondamentaux. C’est dans ce cadre que le gouvernement, à travers le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité et son bras opérationnel qu’est la DGMEC, a souhaité aller au contact des forces vives de la région pour porter ce message et mener des actions de plaidoyer.

 

Un programme structuré autour de trois modules

Les travaux se structurent autour de trois modules complémentaires. Le premier aborde l’importance de la documentation pour la population ; le second présente en détail les procédures d’enregistrement des naissances au Burkina Faso, en y intégrant les récentes innovations, et enfin le dernier définit le rôle précis que doivent jouer ces leaders associatifs, coutumiers et religieux pour mobiliser leurs communautés respectives.

En tant qu’autorités culturelles et religieuses, dépositaires d’une caution morale forte auprès des populations, les participants sont interpellés pour relayer les bonnes pratiques et inciter leurs administrés à accomplir cette démarche de façon systématique.

Pour le Secrétaire général du Guiriko, Souleymane Nakanabo, «nous avons une bonne frange de notre population qui n’a pas encore accès à ce précieux sésame. Souvent, par ignorance, par méconnaissance, même s’il y a aussi d’autres contraintes liées à l’accès à la distance, l’élément fondamental est que les gens n’accordent pas assez d’importance ou bien ignorent l’importance de ce document», a-t-il fait savoir.

 

Un enjeu important de citoyenneté et de développement

En rappel, l’état civil représente la reconnaissance par la loi de l’existence d’une personne et de son appartenance à la communauté nationale. Ce qui constitue le fondement même de la citoyenneté. Pour tout individu, l’enregistrement de la naissance confère une existence juridique et ouvre la voie aux droits qui s’y rattachent : protection, santé, éducation, prestations sociales, nationalité, vote et éligibilité.

Au-delà de la délivrance de documents individuels, cette action représente un enjeu stratégique pour la société et l’économie du pays. L’absence d’un système d’état civil exact, global et actualisé, constitue en effet un handicap majeur pour la planification efficace des politiques publiques de l’État.

Judicaël DOFINI

Gnouma SANOU/ Stagiaire