
Deux semaines après le lancement du mois artistique et culturel à Bobo-Dioulasso, le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, et celui de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, ont effectué, le mercredi 1er juillet 2026, une tournée de suivi dans deux écoles à Ouagadougou. Il s’agit du complexe scolaire Les Petits Futés et l’Ecole Gounghin Nord.
L’institution du mois artistique et culturel, selon le ministre Gilbert P Ouédraogo de la communication, répond à la volonté du gouvernement qui s’appuie sur la vision du camarade président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. En effet dira-t-il, “nous nous sommes engagés dans cette dynamique de transformation de notre société”. Au regard de la pertinence de la lutte pour la souveraineté, le pays a besoin de citoyens patriotes. Cela passe par une formation intellectuelle des élèves mais aussi par une formation patriotique et une initiation aux arts et à la culture. Il ajoutera “ nous avons fait le tour à Ouaga pour nous rassurer que l’option du gouvernement fût la bonne. Nous en étions convaincus et nous avons vu des enfants très motivés, des encadreurs qui ne sont oisifs”. Pour le camarade ministre Gilbert P Ouédraogo, il faut étendre cette expérience à l’ensemble des écoles du pays.
Après la visite des deux écoles, les membres du gouvernement ont traduit leur satisfaction. “ Nous sommes satisfaits parce que l’objectif recherché à travers le mois artistique, c’est une école en dehors des classes. Nous voulons que pendant ce mois, les élèves apprennent autres choses de la vie”, a souligné le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Sosthène Dingara. La vision du gouvernement est de former “un enfant complet” qui participe au développement, qui réfléchit et qui sait utiliser ses doigts, qui s’est joué aux instruments traditionnels, et sait transformer la nature. Autres objectifs de ce mois artistique et culturel selon le camarade ministre Dingara, sont de permettre à la société de rentrer dans nos classes et de faire en sorte que les enfants restent attachés à leur culture, apprennent leur identité.
Élèves, encadreurs, tous satisfaits du mois artistique et culturel
La satisfaction, des membres du gouvernement ne cache celle des acteurs à l’image des élèves et des encadreurs. Ainsi, Tapsoba Grâce Erika de la classe de CE2 à l’école Gounghin, est contente d’apprendre à jouer au djembé et à danser le Warba. Elle trouve cela très intéressant. Selon le formateur Kiema Ousmane, à l’Ecole Gounghin Nord, les élèves apprennent la couture à la main, à fabriquer des trousseaux pour les bics. L’inspecteur de l’enseignement primaire à la CEB Ouaga II, Tondé Béranger, note : “nous sommes en train de peaufiner pour qu’ils puissent avoir la main”. Pour lui, “le mois artistique et culturel vient à point nommé pour permettre à nos enfants de pouvoir compléter l’éducation qu’ils reçoivent en classe ». Palé Désire, directeur du complexe scolaire Les Petits Futés, souligne que l’engouement des enfants et des parents est encourageant. Le mois artistique et culturel, selon lui, est à pérenniser dans toutes les écoles du Burkina Faso.
Firmin OUATTARA