Projection du film Sunu Yoon : Jean-Marie Mallet rend hommage à Doudou Ndiaye

La cité universitaire de l’Institut des sciences a servi de cadre pour la projection des films, dans le cadre de la 7ème édition du Festival identité culturelle.  Le samedi 16 mai 2026, les étudiants de cette cité universitaire ont suivi des films d’animation ainsi que le film Sunu Yoon qui est un hommage à l’artiste sénégalais Doudou Ndiaye. C’était en présence du réalisateur du film, Jean -Marie Mallet.

 

Présent à la projection de son film lors du Festival identité culturelle 2026, le réalisateur franco-sénégalais Jean Marie Mallet a laissé entendre, qu’il lui a fallu 11 ans pour peaufiner le film qui retrace le parcours de l’artiste sénégalais Doudou Ndiaye, patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce film rend un hommage à cet artiste avec lequel le réalisateur dit avoir vécu pendant une trentaine d’années. Jean-Marie Mallet nous le confiera : “ je vivais avec Doudou Ndiaye depuis près de trente ans. A la fin de sa vie, je lui ai dit que son parcours était exceptionnel et qu’il fallait raconter son histoire. Il m’a répondu fais-le”. C’est de là qu’est partie l’idée de rendre hommage à cet artiste mondial. “ Ce film a été réalisé au cœur de la famille du percussionniste sénégalais, dans la proximité familiale avec beaucoup d’affection et de complicité artistique », dit-il. Pour le réalisateur Jean Marie Mallet, Doudou Ndiaye, incarnait une vision moderne de la tradition africaine. Selon lui, “il était profondément encré dans sa culture africaine, mais cela ne l’empêchait pas de s’ouvrir au monde. Bien au contraire, il pensait que garder ses racines permet de mieux dialoguer avec les autres cultures’. Dans sa philosophie, il estime qu’il faut garder ses racines pour mieux dialoguer avec les autres cultures, note Jean Marie Mallet. A travers ce film, le réalisateur Jean Marie Mallet montre le rôle pionnier de Doudou Ndiaye dans la promotion des femmes dans l’univers traditionnel des percussions. Il a ainsi encouragé ses filles dans son orchestre. Pour sa première participation au FESTIC, Jean Marie Mallet ne cache pas sa joie pour un festival qui célèbre la diversité culturelle africaine et le dialogue des peuples.

Firmin OUATTARA