Débat oratoire « sans tabou » : L’éducation sexuelle par les mots

L’association des Jeunes acteurs pour la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes organise une compétition de débat d’art oratoire inter établissement dénommé « débats sans tabou ». La demi-finale de la compétition s’est tenue le 30 avril 2023 au Centre Eben Ezer à Bobo-Dioulasso.

C’est sous l’égide de l’association des Jeunes acteurs pour la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes que cette première édition de débat oratoire « Sans Tabou » est initiée. Ce projet est porté par de jeunes étudiants en communication d’entreprise. Ils tirent leur motivation du constat que « dans la ville de Sya, pratiquer le sexe est sans tabou mais parler de la sexualité est un tabou »confie Franc Kagoné, Président du comité d’organisation de la compétition. Il affirme que ce projet a pour but « de former et de sensibiliser nos petits frères pour que chacun ait la bonne information ». 

Ainsi la demi-finale de ce projet « Débat sans tabou » s’est tenu ce 30 avril autour des thèmes « Parler de sexualité à ses enfants est-il synonyme de perversion ? » et « L’éducation sexuelle devrait-elle être une obligation dans les écoles, lycées et collèges ? ».  Le premier thème opposait le LMVTD et le lycée Sainte Marie de Tounouma. Le LMVTD qui était pour le thème, soutient que « parler de sexualité à son enfant est synonyme de perversion » car pour eux « l’enfant à la base est un être innocent à la limite pur. » « C’est lui faire découvrir un monde pour lequel il n’était pas préparé ».

Le Lycée Sainte Marie de Tounouma la partie adverse, estime que s’investir dans l’éducation sexuelle de ses enfants ne serait en aucun cas synonyme de perversion car « parler de sexualité à ses enfants leur permet de mieux se connaître et de développer une image positive de leur corps ». Il ajoute que « parler de sexualité aux enfants les rendrait responsable de leur corps ». Le deuxième thème mettait en confrontation le lycée Joseph KI ZERBO II, adhérant, affirme que les écoles, lycées et collèges ont obligatoirement leur partition à jouer. « On doit inclure des matières spécialement pour nous expliquer et nous conseiller sur les questions liées à la sexualité. » Plus loin, il explique « qu’une personne mal éduquée sexuellement est exposée premièrement à une mauvaise manière de faire les rapports sexuels et deuxièmement à l’ignorance des méthodes contraceptives ». Et le Lycée Maranatha, contre cette assertion, suppose que l’éducation sexuelle dans les écoles contribue « à pervertir les élèves » « c’est de conduire les chers élèves dans les avatars ».

Le LMVTD et le Lycée Maranatha sortent victorieux de cette phase de la compétition avec une moyenne respective de 56,83 et 56,16. Amadou Diallo (LMVTD) avec une moyenne de 20,43 ; Samira Coulibaly (Sainte Marie de Tounouma) 20,33 ; Nadège Youma (Lycée Maranatha) 18,83 et Aïcha Sanogo (Joseph KI ZERBO II)17, sont les meilleurs orateurs et oratrices retenus. La finale de cette première édition est prévue pour le 13 mai prochain à la salle de conférence du Conseil Régional des Hauts-Bassins.

Norrockom Edwige KAM

Yéli Valentine KAM/Stagiaires

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