Lutte contre l’excision : Objectif zéro cas d’ici 2030

Le Burkina Faso a célébré en différé la 21ème Journée de la lutte contre la pratique de l’excision, ce 11 juin 2021 à Ouagadougou. C’était autour d’un panel avec des jeunes des 13 régions du pays. La cérémonie était sous le patronage de la Première dame Sika Kaboré.  

Fixée le 18 mai de chaque année depuis 2001, la  Journée nationale de lutte contre la pratique de l’excision est l’occasion d’accentuer les actions préventives à travers les campagnes d’information et de sensibilisation.

Cette 21ème célébration est  placée sous le  thème «  Investir dans la jeunesse pour mettre fin à la pratique de l’excision au Burkina Faso d’ici 2030 ». Pour la patronne de la cérémonie, Sika Kaboré représentée par Clémentine Dabiré, épouse du Premier ministre, le panel organisé à l’endroit des jeunes permettra leur meilleure implication dans la lutte accélérée contre les mutilations génitales féminines (MGF).

Elle souligne que malgré les avancées significatives notamment la baisse du taux de prévalence de 13,3% en 2010 à 11,3% en 2015  pour la tranche d’âge de 0 à 14 ans selon les données de l’enquête multisectorielle, force est de constater la persistance des MGF. La pratique est accentuée par la clandestinité, le rabattement de l’âge à l’excision ainsi que la pratique transfrontalière.

La situation est aggravée par le contexte sécuritaire et sanitaire que traverse le pays. En effet, pour la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Laurence Ilboudo/Marshal, après trente ans de lutte, il reste encore des  insuffisances. D’où la nécessité de  canaliser les énergies et placer la jeunesse au centre de ce combat pour avoir des résultats plus probants et plus rapides.

Elle remercie les partenaires techniques et financiers qui œuvrent en synergie avec le gouvernement pour bouter la pratique de l’excision hors du Burkina Faso. Aussi, la représentante des jeunes, Rokiatou Sebgo a réaffirmé leur engagement dans la lutte contre ce fléau.

Awa Cécile BANGAREBintou SORE (stagiaire)

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