Stationnement anarchique : La police municipale met de l’ordre

Dans la ville de Bobo-Dioulasso, il n’est pas rare de voir des engins mal stationnés sur les voies publiques. Généralement c’est devant les boutiques et magasins qu’on retrouve ces engins. Créant ainsi un véritable désordre dans la circulation. La responsabilité incombe aux propriétaires des boutiques mais aussi à l’autorité communale qui, avec la police municipale, essaie tant bien que mal de mettre de l’ordre.

Des policiers ramenant des engins en fourrière (Image d’illustration)

Des équipes de la police municipale sont souvent aperçues dans la ville de Sya. Elles sillonnent les voies publiques pour « ramasser » les véhicules mal stationnés. Généralement, ces engins sont mal garés devant les boutiques, les maquis ou autres espaces de loisirs. Ils sont à la base de nombreux accidents de la circulation dans la ville. Une fois ces engins saisis, ils sont conduits en fourrière. Les propriétaires sont ensuite verbalisés. Il arrive des cas où des altercations naissent entre les policiers et les propriétaires de ces engins qui ne comprennent pas souvent le bien-fondé de l’opération. Pourtant, ces opérations ont pour but de favoriser la fluidité de la circulation. Mission difficile certes, mais l’autorité doit continuer de bander les muscles car la responsabilité lui incombe. La responsabilité du fait que les boutiques soient installées jusqu’au bitume lui incombe. Car, si la municipalité laisse installer des magasins ou espaces de loisirs aux abords des voies, les usagers ne peuvent que stationner sur la voie pour y avoir accès. Une chose est sûre, s’il n’y avait pas d’installation anarchique de boutiques aux abords des voies (exemple de la route de Dédougou) il y aura moins  d’engins mal stationnés sur les voies.

La commune de Bobo-Dioulasso doit rapidement prendre ses responsabilités pour éradiquer très rapidement ce phénomène d’installation anarchique de boutiques dans les artères des voies. Le plus tôt sera le mieux car dit-on qu’il vaut mieux prévenir que guérir. En plus des engins mal stationnés, le phénomène le plus dangereux actuellement est l’installation anarchique des femmes, de mécaniciens et autres petits revendeurs. Entre la recherche du pain quotidien et les énormes risques qu’elles courent en s’installant à proximité des voies, elle ont certes choisi les risques. Mais il revient à l’autorité d’assurer leur sécurité. Même contre leur gré. C’est pourquoi, les opérations de déguerpissement aux abords des rues doivent se poursuivre.

Aymeri KANI

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