Autant le dire… : En attendant, Bobo-Dioulasso a réussi la Semaine nationale de la Culture

De l’ouverture officielle le 25 avril dernier de la Semaine nationale de culture, SNC Bobo 2026, à la clôture ce samedi 2 mai, on peut dire au regard de l’engouement autour des activités qui étaient au programme, que Bobo-Dioulasso a réussi le pari de faire de la biennale nationale de la culture, un véritable événement populaire. Du Village des Communautés aux arènes de la lutte traditionnelle au stade Wobi en passant par le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL), la foire d’exposition commerciale, les plateaux d’animation off, l’exposition littéraire, les panels et autres débats autour du thème de l’événement, la compétition d’art culinaire, les ateliers de formation des jeunes à l’Espace Rencontre Jeunesse Dafra, les projections cinématographiques… les Bobolais ont envahi tous les sites. C’est la preuve que la culture rassemble les peuples et les unit.

Constituant ainsi le socle sur lequel se bâtissent la paix et le développement. En outre, cette ferveur populaire autour des activités culturelles est aussi la preuve vivifiante que le Burkina Faso vit et vivra. Malgré tout ce que certains peuvent penser et dire.

En effet, tout cela était perceptible dès la cérémonie d’ouverture le samedi 25 avril quand les Bobolais, dans le Djatiguiya légendaire qu’on leur connait, ont littéralement pris d’assaut les gradins du stade Aboubacar Sangoulé Lamizana afin de participer à l’ouverture du plus grand événement culturel de leur pays. Ils ont fait de même pour ce qui concerne les autres activités culturelles. Personne n’a voulu se faire conter des évènements aussi importants que cette cérémonie d’ouverture, présidée par le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré et les autres activités.

Le Comité d’organisation l’avait prédit. Cette 22e édition de la Semaine Nationale de la culture, cumulée avec la Semaine de la Fraternité de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (Confédération AES) sera inédite. Elle va battre tous les records. Tant du point de vue du niveau des prestations artistiques et culturelles que de la participation des populations à toutes les activités. Ce qui a été merveilleusement fait. Sur le plan économique, les hôteliers par exemple se frottent les mains. Avant le début de la Semaine, tous les hôtels considérés comme tels affichaient complets.

Il y a aussi un fait et non des moindres qu’il convient de souligner. Il s’agit de l’intérêt qu’ont porté les jeunes et les plus petits aux activités culturelles. Cela est bien constaté sur les différents sites qui ont accueilli des activités où de nombreux jeunes et enfants étaient convoyés par leurs parents afin de leur permettre de découvrir la culture de leur région et de leur pays de façon générale.

Le constat, en attendant le bilan officiel des organisateurs de la Semaine est clair : les Bobolais se sont appropriés leur Semaine Nationale de la Culture. Les Burkinabè ont véritablement amorcé un retour à leur culture et aux valeurs qu’elle enseigne. Peut-il en être autrement quand on sait qu’ils ont désormais et résolument pris l’option de bâtir leur développement et leur prospérité sur ce qu’ils sont et non plus à partir de valeurs importées. Ils veulent se donner les moyens de choisir ce qui est bien pour eux-mêmes et refuser tout ce qu’on pense vouloir leur imposer. Ça, désormais c’est fini !

Dabaoué Audrianne KANI