Bobo_Dioulasso : des ouvriers du stade Léguéma en mouvement d’humeur

Alors que les travaux de construction du stade de Léguéma (15 000 places), à Bobo-Dioulasso, touchent à leur fin, des ouvriers ont suspendu leurs activités depuis le mardi 13 octobre 2026 pour réclamer à leur employeur le paiement de leurs indemnités de congés payés. Selon les délégués des travailleurs, ces sommes n’auraient pas été versées malgré plusieurs démarches.

Vêtus de gilets de chantier pour certains, coiffés de casques de protection pour d’autres, les ouvriers se sont regroupés sur le site. Rencontrés sur place par Ouest Info le mercredi 14 octobre 2026, ils expliquent avoir cessé le travail dans l’attente d’une réponse favorable à leurs revendications. « Nous sommes dehors aujourd’hui. On ne travaille pas », affirme l’un des délégués.

Selon ce dernier, plusieurs demandes ont été adressées à l’entreprise, sans réponse jugée satisfaisante. Une nouvelle lettre aurait été remise aux responsables le samedi précédant l’arrêt des travaux (ndlr : le 10 octobre 2026). Faute de suite favorable, les ouvriers ont décidé de marquer leur mécontentement en suspendant leurs activités.

Des revendications autour des congés payés

Au cœur de ce mouvement d’humeur figure le paiement des indemnités de congés payés. Selon les délégués, leur calcul tiendrait compte des rémunérations journalières et de la durée du travail effectué. « Si tu prends, par exemple, 7 000 F CFA, on multiplie ça par un douzième. C’est ce que tu trouves qu’on doit multiplier par le nombre de jours que tu as faits sur le site », explique l’un d’eux.

L’un des délégués affirme travailler sur le chantier depuis un an et une semaine sans avoir perçu les sommes qu’il réclame au titre des congés payés.

Toutefois, les éléments recueillis auprès des travailleurs ne permettent pas, à ce stade, de vérifier le détail des calculs avancés ni la situation des paiements. La version de l’entreprise, notamment sur les revendications des ouvriers et les éventuelles sommes déjà versées, reste attendue.