Au palais de justice : Comment une plaignante a été mise sous mandat de dépôt

Les faits se sont déroulés courant avril 2021 à Bobo-Dioulasso. D.S, un père de famille en quittant son lieu de travail croise sur son chemin une jeune fille que nous nommons O.B pour la circonstance. En bon samaritain, D.S se propose alors de déposer O.B à son domicile. Ce que cette dernière accepte.

Dans leur causerie D.S et O.B échangent leurs numéros de téléphone. Ils maintiennent le contacte. Pour un premier rendez-vous, D.S est allé chercher la jeune fille pour l’amener chez lui à domicile en présence de son épouse. Une fois à son domicile, il a commencé à grogner sa femme. Une simple diversion pourrait t- on dire puisqu’au même moment D.S est rentré avec O.B dans son salon et a commencé à lui faire des attouchements. Entre temps, une mésentente survient entre les deux.

Alors, O.B décide de rentrer chez elle. Le surlendemain, D.S prend un deuxième rendez-vous avec O.B, mais cette fois-ci dans un maquis de la place. Arrivé, D.S paye de la boisson alcoolisée et la fille O.B en a bue deux bouteilles. Pendant qu’O.B est en état d’ivresse, D.S l’amène dans une auberge proche du maquis. A la sortie de la chambre, D.S constate qu’il a perdu une somme de 5.300francs. Au même moment, D.S soupçonne O.B d’avoir volé ladite somme. Mais la fille dit ne pas se reconnaitre dans cette affaire de vol. Une bagarre éclate entre les deux dans la chambre. C’est ainsi que O.B a déposé une plainte pour viol à la gendarmerie contre D.S.

L’affaire arrive sur la table du procureur. A la barre, le prévenu ne reconnait pas les faits. Le tribunal dans son verdict décide de le relaxer pour infraction non constituée. La jeune fille conteste séance tenante la décision du tribunal. Elle commence à proférer des injures et des menaces de mort contre D.S sous les yeux du juge. O.B est immédiatement menottée dans la salle d’audience et mise sous mandat de dépôt.  Son procès prévu dans 10 jours, le tribunal a finalement condamné la jeune fille à 24 mois de prison avec sursis.

Ben Alassane DAO/L’Express du faso

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