Au palais de justice : il trompe son collègue et disparaît avec sa moto

M.M est né en 1996 à Diébougou. Employé dans un maquis à Bobo-Dioulasso, il a comparu devant le tribunal correctionnel, le 06 mars 2026, pour répondre des faits d’escroquerie.

 

Les faits se sont déroulés le 22 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso .Il ressort que M.M a usé de manœuvres frauduleuses pour convaincre son collègue du maquis à lui remettre sa moto. En effet, il lui a fait savoir que c’était pour transporter des boissons du maquis. Au même moment, il  a pris la somme de 60 000 F CFA avec la gérante du maquis soit disant que c’était dans le cadre de la commande des boissons.

Ayant reçu la moto et l’argent, il n’est plus revenu à son lieu de travail. Le 27 janvier 2026, soit cinq jours après les faits, le  propriétaire du maquis  a déposé plainte  contre M.M pour escroquerie.

La police l’a mis aux arrêts quelques jours plus tard.

À la barre

Le prévenu n’a pas  contesté les faits. « Je travaillais dans un maquis avec des gens. Un jour, j’ai menti en demandant la clé de la moto d’un collègue. J’ai aussi pris 60 000F CFA avec la gérante. Je leur ai dit que c’était pour aller commander les boissons. Après, j’ai eu des difficultés financières, j’ai utilisé l’argent. La moto aussi je voulais la vendre et j’ai été arrêté par les policiers», raconte-t-il à la barre.

Le juge lui demande si son patron ne le payait pas chaque fin du mois.

«Il me payait. Entre temps, il a même augmenté mon salaire », a-t-il répondu.

Qu’avez-vous fait de l’argent ? Demande le juge.

Il répond : « j’avais des soucis avec une demoiselle. J’ai utilisé l’argent pour régler ces problèmes ».

Et la moto ?

Le prévenu dit que c’est au moment de la vendre qu’il a été arrêté.

Il est ressorti dans le dossier que le prévenu a déjà fait la prison pour une affaire d’argent.

Réquisitions du parquet

Le parquet a estimé que les faits d’escroquerie sont constitués. Pour le ministère public, M.M a réellement trompé son collègue et la gérante pour avoir les biens. ll a requis la peine d’emprisonnement de 24 mois ferme et une amende de 1 million F CFA dont 500 000 F CFA ferme.

Le dossier est mis en délibéré pour le 20 mars 2026.

Ben Alassane DAO

daobenalassane60@.gmail. com