
T.D, C.A et N.W, tous techniciens en fibre optique, ont comparu devant la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso, le vendredi 13 février 2026. Le parquet reproche à chacun d’avoir volé des câbles au préjudice de la société Moov Africa.
Les faits se sont déroulés en janvier 2026 à Bobo-Dioulasso. Il ressort que le jour des faits, le trio s’était rendu au secteur 11 de Bobo-Dioulasso pour des installations pour le compte de Canal box. Ils étaient à bord d’un tricycle. Au retour, T.D, C.A et N.W ont aperçu des câbles appartenant à Moov Africa. Ils ont mûri l’idée tous les trois de les couper en morceaux afin de les soustraire frauduleusement. Malheureusement pour eux, leur action a été stoppée grâce à la vigilance d’un riverain. Ce dernier les a surpris et leur a demandé s’ils travaillaient pour la société Moov Africa. Aucun d’entre eux n’a pu fournir un document attestant qu’il est employé de Moov. C’est dans cette circonstance qu’il a fait appel à la Police qui est venue les mettre aux arrêts. Ils ont été présentés au procureur qui a décidé de les placer sous mandat de dépôt pour des faits présumés de vol.
À la barre
Devant le tribunal, les prévenus ont reconnu les faits comme ils l’ont toujours fait à la Police. Dans leur explication, chacun a dit la même chose. «Nous étions sortis pour des installations. Nous avons aperçu des câbles. Nous avons décidé ensemble de les couper en morceaux. C’est ainsi que nous avons été arrêtés. Nous demandons pardon à la société victime. Nous promettons de ne plus recommencer ces genres de faits », ont-ils déclaré à la barre. Le juge leur demande ce qu’ils voulaient faire de ces câbles.
Chacun dans sa réponse dit : «Nous voulions vendre pour nous faire un peu d’argent ».
Le juge poursuit son interrogatoire : Est-ce que Moov Africa vous a autorisés ?
«Non!», ont-ils dit.
Pourquoi vous avez agit ainsi, demande encore le juge.
«Nous ne savons même pas ce qui nous a poussés à voler», ont-ils affirmés.
Moov Africa réclame 10 millions de F CFA
L’avocat de la société victime, Moov Africa, a réclamé, au nom de son client, la somme de 10 millions de F CFA au titre des dommages et intérêts plus 1 million de F CFA représentant les frais d’avocat. Il a demandé la contrainte judiciaire d’une durée de six mois pour l’exécution de sa réclamation. Le ministère public, après avoir estimé que les faits sont constitués, a requis contre chacun des trois prévenus une peine de travaux d’intérêt général d’une durée de 60 jours et assortie de 12 mois de prison ferme au cas où ils ne vont pas exécuter les travaux d’intérêt général.
Le verdict sera connu le 27 février 2026.
Ben Alassane DAO