N.I et Z. D, tous apprentis maçons domiciliés à Bobo, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, le 28 janvier 2025. Ils sont poursuivis respectivement des faits de vol pour l’un et de recel pour l’autre.
Il ressort que le jour des faits, le nommé N. I a escaladé le mur d’une cour aux environs de 3 heures du matin. Et qu’il a commis le vol dans son quartier qu’il connaît bien. Il a ainsi emporté tout ce qu’il pouvait. Il a dérobé une motocyclette de marque 115, deux vélos et un mouton. Le lendemain aux environs de 7 heures du matin lorsque la victime (une dame) s’est réveillée, elle a constaté que ses biens ont été volés la nuit. Heureusement pour elle, les traces de la moto et le mouton l’ont guidé à retrouver le domicile du présumé voleur. C’est ainsi qu’elle porte plainte à la gendarmerie et les enquêteurs ont pu interpeller le nommé N. I. Lors de son interrogatoire, il fait ressortir le nom d’un certain Z. D comme étant son complice. Pour la suite de procédure, les deux individus seront déférés devant le Procureur du Faso. Ils ont été tous déposés à la MACB.
À la barre devant les juges, la version de N. I change. Certes, il reconnaît avoir volé mais dit qu’il l’a fait seul. Il explique avoir » escaladé le mur pour voler. Quand j’ai fini, j’ai ouvert le portail et fait sortir la moto, le mouton et les vélos. J’ai tout trimbalé seul sans l’aide de qui que ce soit. J’ai appelé le nom de Z. D à la gendarmerie du fait qu’il m’insultait au quartier « . Le juge lui pose la question de savoir si Z. D savait que c’était des biens volés. Il répond par la négative.
La victime, elle, dit que » le présumé voleur est notre voisin. Nous sommes dans le même quartier. Quand nous nous sommes réveillés à 6 h, nous avons suivi les traces du mouton et de la moto pour retrouver le voleur. Au jour d’aujourd’hui, nous avons pu récupérer la moto et les vélos. Mais le mouton a été déjà vendu « .
Selon le prévenu, » j’ai vendu le mouton à l’abattoir de Bobo-Dioulasso ». Cependant, la dame réclame le prix de son mouton estimé à 150.000 F CFA.
Le parquet a estimé que N. I est coupable. Il a requis de le condamner à 60 mois de prison dont 24 ferme et une amende de 1 million avec sursis. Quant à Z. D, le Procureur a requis de le relaxer pour infraction non constituée.
Le tribunal correctionnel a épousé les réquisitions du Parquet. Il a en outre condamné N. I a payé la somme de 150 000 F CFA à la victime, correspondant au prix de son mouton.
Ben Alassane DAO