B.L comparaît devant la barre du tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, le 10 février 2025 lors des jugements de l’opération « casiers vides ». Il est poursuivi pour des faits de destruction de biens immobiliers de son voisin.
B.L est né en 1986, domicilié au secteur 25 de Bobo-Dioulasso, de profession agent de gestion administrative au Centre hospitalier universitaire Sanou Souro de Bobo-Dioulasso, célibataire sans enfant. Dit n’avoir jamais été condamné, ni recruté, ni décoré. Le Procureur du Faso lui reproche d’avoir endommagé une voiture appartenant à D.T. A la barre, B.L a nié les faits. «J’étais en ville pour gérer mes courses. J’avais oublié quelque chose à la maison et par précipitation je me suis garé devant la porte. C’est une cour commune, le véhicule de D.T était garé devant la porte. Une chose est sûre, je n’ai pas touché son véhicule. Le soir, à ma grande surprise, il m’envoie un reçu de réparation de véhicule d’une valeur de 600.000 F CFA, plus une convocation. Le véhicule n’a pas été endommagé», se défend t-il.
Quant à la victime D.T elle s’est expliquée en ces termes. «Nous sommes tous les deux en location, B.L et moi. Les relations étaient au beau fixe depuis que j’ai déménagé là-bas, il y a de cela 6 mois. Après avoir payé mon véhicule, tout a commencé à changer. Je pense que c’est une question de jalousie. Ma femme et moi, nous l’avons salué à plusieurs fois mais, il ne répondait pas. Je monte au service la nuit et je descends le matin. J’étais couché un jour et les enfants sont venus m’informer que B.L est devant ma porte. J’ai dit à ma femme de sortir l’écouter. Il a dit à ma femme de déplacer le véhicule sinon il va le percuter. Ma femme est rentrée, il est revenu encore et il a répété les mêmes propos. Il a pris sa moto sortir en vitesse pour percuter la voiture. Je n’ai pas voulu réagir parce qu’on ne se rend pas justice. J’ai interpellé la police pour un constat », explique D. T.
A la fin des débats, le Parquet a requis contre B. L une peine d’emprisonnement de 13 mois et une amende de 250.000 FCFA, le tout assorti de sursis. Le tribunal à son tour l’a condamné à 3 mois et une amende de 250.000 FCFA, le tout assorti de sursis. En outre, l’a condamné à payer la somme de 450.000 FCFA au titre du préjudice civil.
Annaïsse PAKOTOGO