
S.I, orpailleur de profession, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso le vendredi 02 janvier 2026. Il est poursuivi pour vol répété de motocyclettes à Bobo-Dioulasso.
Le 28 décembre 2024, S.I a été aperçu en ville entrain de pousser une motocyclette qui ne lui appartenait pas. Suspecté, il a été signalé au propriétaire de l’engin D.S qui l’a conduit ensuite à la Police. Au Commissariat, les policiers se sont rendus compte qu’il est habitué à voler des motos dans la ville. Interrogé, il reconnaît les faits. Devant le Procureur, S.I réitère les mêmes propos. Le parquet décide alors de le placer sous mandat de dépôt en attendant son jugement. Le prévenu a été jugé lors de l’audience du 02 janvier 2026. Il n’a jamais nié les faits.
Instruction du dossier à la barre
Le tribunal demande au prévenu ce qu’il voulait faire de la moto qu’il a volée. « Je voulais rouler », répond S.I. Et la deuxième moto? » Je l’ai volée et je l’ai cachée quelque part. C’est à la Police que j’ai annoncé avoir volé une autre moto », a-t-il annoncé.
Est-ce que vous avez un souci de santé ? « Non! », a-t-il déclaré.
Le ministère public a demandé au prévenu s’il a un problème avec la justice ou s’il aime rester tout le temps en prison. » Moi même je ne sais pas ce qui m’entraîne dans ces cas de vol », a t-il laissé entendre à la barre.
Lors de l’instruction, le Parquet fait savoir au tribunal qu’il arrive des fois que le prévenu suive les victimes dans les lieux de mariage pour voler des motos. Et que souvent, il dépose la sienne sur les lieux et vole une autre moto.
L’ avocat du prévenu soutient que son client souffre de troubles mentaux qui font qu’il ne comprend pas pourquoi il vole. « Le prévenu vole même des objets à la maison et c’est après qu’il se rappelle avoir volé, il va déposer l’objet là où il l’a pris. Un autre cas, le plus récent, mon client a eu à voler une motocyclette et est réparti après lui-même déposer à la gendarmerie », précise l’avocat du prévenu.
Réquisitions
Le Parquet dans ses réquisitions a demandé de déclarer S.I coupable des faits de vol. Il a requis la peine d’emprisonnement de 06 mois ferme et une amende de 500 000 F CFA, avec sursis.
À l’endroit de la famille du prévenu et à son avocat, le Procureur leur rappelle de songer à protéger non seulement la société en général mais aussi l’intégrité physique du prévenu.
Le dossier est mis en délibéré pour le 16 janvier 2026.
Ben Alassane DAO