Autant le dire… Burkinabè, nous sommes en révolution et vous êtes prévenus !

«Restons concentrés et s’il faut qu’on le dise haut et fort ici, nous ne sommes pas dans une démocratie. Nous sommes bien en révolution progressiste populaire. Il faut que tout le monde comprenne cela». A déclaré le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso le mardi 1er avril 2025 devant le personnel de la Présidence du Faso après la traditionnelle cérémonie mensuelle de montée des couleurs au palais présidentiel.

Et au Capitaine de justifier l’option idéologique : «Et c’est d’ailleurs plus étonnant que ceux-là qui sont censés être les intellectuels, qui ont fait l’école, peuvent imaginer qu’un pays peut se développer dans la démocratie. C’est faux ! Qu’on nous cite un seul pays qui s’est développé dans la démocratie, ce n’est pas possible. La démocratie n’est que l’aboutissement».

Pour le Capitaine Traoré, Président du Faso, «on passe forcément par une révolution et nous sommes bel et bien en révolution. Ceux qui ne l’avaient pas compris, on le dit encore haut et fort. Il faut que tout le monde incorpore cela et notre rôle de communiquer, d’expliquer, de faire comprendre ce que c’est-ce que notre révolution, nous allons continuer à le jouer».

Par conséquent : «Donc, cette question de démocratie ou de libertinage d’action ou d’expression, n’a pas sa place. Je l’ai dit une fois, autant que vous pensez que vous êtes libre de parler et d’agir, l’autre est libre de parler et d’agir également. Et là, nous déboucherons à une société de désordre». Ce qui est bien incompatible avec l’esprit révolutionnaire.

En effet, depuis ce 15 octobre 2022, lorsque le Colonel Pierre Ouédraogo a remis le flambeau de Thomas Sankara au Capitaine Ibrahim Traoré et à la jeunesse «pour poursuivre le combat et les œuvres de Thomas Sankara», les observateurs avisés savaient que nous étions en révolution. Mieux, les actions du Capitaine Ibrahim Traoré sur le terrain notamment dans le domaine agricole, militaire, industriel, culturel et autres, fortement inspirés des idées de Thomas Sankara ont convaincu davantage que le Burkina Faso s’est inscrit dans une idéologie révolutionnaire. Ceux qui attendaient toujours qu’on le leur dise l’on entendu ce 1er avril 2025 de la bouche même de qui de droit, en l’occurrence le Capitaine Ibrahim Traoré. Requiem donc pour la démocratie. On verra plus tard s’il le faut ou pas le moment venu.

Les Burkinabè sont donc officiellement avertis sur l’idéologie politique qui servira de matrice pour la gouvernance de leur pays. Ceux qui ont connu la Révolution démocratique et populaire sous le régime de Thomas Sankara vont goûter à la Révolution progressiste et populaire d’Ibrahim Traoré. Quant à la jeune génération, elle va faire l’expérience d’une Révolution.

En la matière, le Président du Faso Ibrahim Traoré a été très clair : «On ne fait pas de révolution dans le désordre, c’est impossible. Et nous allons faire régner l’ordre et la discipline pour que nous puissions progresser. Parce que les réformes sociales, économiques, politiques, idéologiques ont besoin d’ordre et de discipline. Et chacun a son rôle à jouer. Appropriez-vous donc la révolution…». Chacun est suffisamment prévenu !

Dabaoué Audrianne KANI