Autant le dire : forces de défense et de sécurité et population civile, quelle complicité !

Les scènes se sont déroulées sur une route d’entrée dans la ville de Bobo-Dioulasso. La première scène a eu lieu un dimanche pas si lointain. Nos forces combattantes, ce jour-là, dans leurs tenues de combats, armées jusqu’aux dents et fièrement juchées sur leurs motos revenaient sans doute d’une localité où elles sont allées défendre la nation contre les ennemis du pays. Dès qu’elles sont entrées dans la ville, c’est avec beaucoup d’empressement, de civisme et de gratitude que les populations, usagers de la route leur ont cédé le passage. Certains, le poing levé en signe de bienvenu, leur traduisaient ainsi leur admiration avec ferveur. Un usager n’a pas manqué de crier « La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons ! ». Un autre, tout enthousiasmé a répondu : « Vive nos Forces de défense et de sécurité ».

La deuxième scène s’est produite quelques jours plus tôt. Ce jour-là, des éléments des Forces de défense, apparemment en formation revenaient d’un site d’entrainement. En file indienne, ils occupaient les deux côtés de la route, laissant le milieu aux usagers pour poursuivre leur chemin. Malgré tout, aucun usager n’a osé traverser les rangées. Tous se sont alignés derrière les éléments, chacun jusque-là où il allait ou tournait. Cette discipline observée ce jour-là, avec autant de fierté, derrière ces éléments, montre à quel point les Burkinabè ont du respect et de l’admiration pour leurs Forces de défense et de sécurité.

Ces deux scènes, même si elles paraissent normales, montrent à quel point les Burkinabè ont non seulement du respect pour leurs Forces de défense et de sécurité, mais ils les admirent. A dire les liens armée-population civile sont si forts ! En effet, depuis que l’armée s’est investie pleinement dans la reconquête du territoire national et pour la liberté des Burkinabè, ceux-ci le leur rendent régulièrement par des actes forts. L’armée et les populations ne font qu’un. Du reste, chaque Burkinabè a au moins un parent proche ou lointain au sein des Forces de défense et de sécurité. C’est une véritable cohésion et une intégration si forte qu’il faut travailler à maintenir à tout prix. Et cela dépend aussi bien des populations civiles que des éléments des forces de défense et de sécurité.

Si les uns sont là pour assurer notre sécurité, il n’y a pas de raison que nous ne nous associons pas à eux pour nous sécuriser tous ensemble et défendre notre pays. Pour les populations, il leur est tout simplement demander de collaborer en donnant le renseignement aux Forces de défense et de sécurité. Ceux qui le voulaient ont été recrutés comme Volontaires pour la défense de la patrie. Un rôle qu’ils jouent convenablement auprès des forces combattantes.

Cette complicité entre les Forces de défense et de sécurité et les populations civiles doit se sentir également à tous les niveaux. Autrement, les Burkinabè doivent comprendre que c’est dans l’unité, la collaboration et la solidarité parfaite qu’ils relèveront les nombreux défis de développement qui se posent à eux. Autant seule, l’armée ne peut défendre la patrie, autant seules les populations civiles ne peuvent assurer le développement du pays.

Dabaoué Audrianne KANI