Autant le dire… :la Révolution, c’est aussi la Recherche, l’innovation et l’invention…

Au fur et à mesure que la Révolution progressiste populaire (RPP) avance, on en sait un peu plus sur son contenu exact. Hier, à l’ouverture du Forum national de la recherche et des innovations technologiques (FRSIT), le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a levé un pan du voile, celui sur la recherche et l’innovation.

La Révolution, c’est aussi la Recherche et les Innovations technologiques, a-t-il dit en substance au cours de son intervention. On pourrait même aller plus loin en disant que la Révolution, c’est d’abord la Recherche et l’Innovation. Car, la Recherche scientifique englobe tous les secteurs. Autrement dit, la recherche dans le cadre de la Révolution progressiste populaire consiste à rechercher et à trouver les nouvelles voix et les moyens qui vont avec, afin que le développement endogène qui sous-tend la RPP puisse effectivement se réaliser. Pour cela, nos chercheurs, tout en cherchant, ont l’obligation d’innover et d’inventer. Non seulement dans la manière de rechercher, mais également en termes de résultats de la recherche à atteindre. Et cela, c’est dans tous les domaines.

En attendant que les moyens  financiers et techniques arrivent comme l’a promis le Président du Faso, il convient de reconnaitre et de saluer la résilience des chercheurs burkinabè qui, comme tous les Burkinabè, font face aux mêmes défis que connait notre pays. Malgré tout, ils trouvent. Autrement, le temps où on disait que les chercheurs cherchent mais ne trouvent pas, est à jamais révolu. « Les Chercheurs Burkinabè cherchent et trouvent ». L’une des principales problématiques demeure la valorisation des résultats de ce que nos chercheurs trouvent.

A ce niveau aussi, intervient la Révolution. Il faut révolutionner les mentalités afin que les Burkinabè comprennent que ce que nos chercheurs trouvent n’a pas moins de valeur que ce que d’autres chercheurs trouvent sous d’autres cieux. Chacun cherche et trouve en fonction des objectifs que vise son pays et des besoins des populations.

Dans le domaine agricole par exemple, nos chercheurs ont trouvé des semences améliorées, adaptées à nos sols, aux cycles et aux aléas de la pluviométrie et qui résistent aux mauvaises herbes. Il suffit de faire confiance et l’autosuffisance alimentaire sera atteinte comme le prône la Révolution progressiste populaire. En matière de matériels agricoles, les innovateurs ont inventé des outils adaptés à nos superficies et à nos moyens financiers.

La Révolution progressiste populaire, c’est aussi le changement de comportement. Autrement, quand on décide de faire une Révolution, on ne doit plus faire comme avant puisque la Révolution c’est avant tout un changement. Autrement, il faut innover. C’est pourquoi, les Burkinabè doivent accepter de changer s’ils veulent que ça change dans tous les secteurs. En la matière, nos chercheurs ont cherché et trouvé en matière d’éducation. C’est ce qui explique l’introduction de certaines disciplines dans les programmes scolaires. C’est ce qui justifie aussi la création de centres de formations aux métiers car les chercheurs ont trouvé que l’éducation et la formation professionnelle telles qu’elles sont pratiquées actuellement ne conviennent pas avec les besoins des Burkinabè sur le terrain.

La recherche et l’innovation étant dynamique, elles évoluent très rapidement, puisqu’elles doivent à chaque instant s’adapter. D’où la nécessité de l’adaptation de la recherche et de l’innovation aux objectifs de la Révolution progressiste populaire.

Dabaoué Audrianne KANI