Autonomisation socio-économique des jeunes et des femmes : la FAO lance un grand projet dans les régions du Guiriko et du Sourou-Bankui

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a organisé, le mercredi 17 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, l’atelier de lancement du Projet d’appui à l’amélioration des revenus pour l’autonomisation socio-économique des jeunes et des femmes (PARAS/JF) dans les régions du Guiriko et du Sourou-Bankui. C’est le Secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nakanabo, qui a présidé les travaux.

 

Dans plusieurs localités du pays, les populations sont confrontées à des défis socio- économiques. Conscient de cette situation, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a lancé le Projet d’appui à l’amélioration des revenus pour l’autonomisation socio-économique des jeunes et des femmes (PARAS/JF). Financé à hauteur de 1,8 million d’euros par la Coopération autrichienne pour la période 2025-2028, il vise à renforcer les capacités productives du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique; améliorer et diversifier les revenus des jeunes et des femmes; renforcer la gouvernance et les capacités professionnelles des pasteurs et agropasteurs. Dans son adresse lu par le Secrétaire général, la Gouverneure du Guiriko a déclaré que le PARAS/JF est le fruit d’un processus participatif ayant associé les acteurs des niveaux central et déconcentré. Il s’inscrit pleinement dans les priorités nationales en matière de souveraineté alimentaire, de création d’emplois et de résilience des populations vulnérables. Mieux, il a été  conçu pour répondre aux besoins réels des populations et validé par le gouvernement. Les activités prévues pour l’année 2026 ont d’ailleurs été planifiées de manière concertée lors des travaux tenus à Boromo en décembre 2025.

Mobilisation des parties prenantes

« Le lancement officiel du PARAS/JF à Bobo-Dioulasso vise à assurer une communication claire des objectifs, des résultats attendus et activités planifiées ; une mobilisation efficace des parties prenantes et une appropriation institutionnelle et communautaire du projet avant le dépliement opérationnel », a justifié Ernest-Moïse Mushekuru, représentant de la FAO au Burkina Faso. Pour ce spécialiste de l’Economie rurale, le constat sur le terrain montre que beaucoup de femmes et de jeunes font face à des défis socio- économiques et environnementaux de plus en plus complexes. Pourtant, ils constituent le moteur de notre économie agropastorale. «C’est pour répondre concrètement à ces défis que la FAO avec l’accord du gouvernement du Burkina Faso, a sollicité et obtenu auprès de la Coopération autrichienne, le financement du projet PARAS/JF », a-t-il indiqué, tout en réaffirmant l’engagement total de l’organisation à accompagner le gouvernement  dans la mise en œuvre réussie, transparente et rigoureuse de cette initiative.  

L’atelier de Bobo-Dioulasso réunit des chefs de services déconcentrés des trois régions et des participants du niveau central. La première autorité du Guiriko s’est dit convaincu que le projet, de part ses actions sur le terrain, contribuera à accroître durablement la productivité, à promouvoir des pratiques résilientes face aux changements climatiques et à renforcer les capacités des acteurs locaux. Elle a invité les participants à une participation active afin d’assurer le succès de cette initiative et maximiser ses retombées au profit des communautés bénéficiaires.

Ousmane TRAORE